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Kiev: les services de sécurité avancent l'existence de risques terroristes

09/02/2014 11:14 EST | Actualisé 11/04/2014 05:12 EDT

KIEV, Ukraine - Les services de sécurité ukrainiens ont mis en garde dimanche contre une augmentation des risques d'activités terroristes, y compris dans la foulée des manifestations antigouvernementales en cours depuis près de trois mois.

Cet avertissement vient augmenter la pression sur l'opposition, alors que le Parlement tente de trouver une solution de sortie de crise.

Les services de sécurité ont annoncé qu'ils mettaient leurs unités de contreterrorisme en alerte, après avoir reçu un grand nombre d'alerte à la bombe dans les aéroports, les gares, autour des oléoducs et à d'autres endroits au pays. Dans ce qui a été perçu comme un avertissement lancé à l'opposition, l'agence a également fait savoir que l'occupation de bâtiments gouvernementaux serait par ailleurs considérée comme un geste terroriste.

Quelque 30 000 personnes se sont réunies dimanche pour une nouvelle manifestation sur la Place de l'indépendance, à Kiev, jour où les rassemblements réunissent habituellement les foules les plus importantes.

Les leaders de l'opposition ont réclamé une réforme constitutionnel qui réduirait les pouvoirs de la présidence, en plus d'entraîner des élections anticipées lors desquelles ils espèrent vaincre le président Viktor Ianoukovitch. Ces mesures font également l'objet de discussions au Parlement, contrôlé par des loyalistes du président qui ont jusqu'à maintenant rejeté les demandes.

«Les autorités ont déjà peur de nous, a lancé un leader de l'opposition, Oleh Tiahnibok. Nous devons continuer de faire pression sur elles.»

Les manifestations ont débuté après que M. Ianoukovitch eut refusé de signer un accord commercial avec l'Union européenne pour plutôt se tourner vers la Russie.

Protestataires et policiers maintiennent depuis plusieurs semaines une fragile trêve près de barricades géantes érigées à proximité d'un quartier de l'administration dans la capitale, après que trois militants eurent été tués dans des heurts le mois dernier. Un autre a été retrouvé mort à l'extérieur de la ville après avoir été enlevé dans un hôpital.

Plusieurs militants ont déclaré dimanche qu'ils étaient prêts à reprendre les confrontations avec la police si le président refusait d'accéder à leurs demandes.

«Nous sommes déjà fatigués de rester sur la Place de l'indépendance, a dit l'un d'eux, Dmitro Shoulets. Rien ne se produit sans un combat. Si les discussions échouent, nous nous en remettrons encore à la force.»

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