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GB: l'Ukip demande de consacrer l'aide internationale aux inondations

09/02/2014 08:07 EST | Actualisé 11/04/2014 05:12 EDT

Le leader du parti populiste et europhobe Ukip a réclamé dimanche que la Grande-Bretagne consacre une partie de son aide internationale aux sinistrés des inondations au Royaume-Uni.

En visite dans le Somerset, une des régions les plus touchées dans l'Ouest de l'Angleterre, Nigel Farage a trouvé "incroyable" que le gouvernement n'ait promis de consacrer "que 100 millions" de livres (130 en réalité, soit 156 millions d'euros) à la question.

"Notre budget d'aide internationale s'élève à 11 milliards de livres par an. Tout ce que le gouvernement a eu à offrir jusque-là représente moins de 1% de cette somme. Ne serait-ce pas plus judicieux de dire: on va commencer par aider notre propre population qui souffre", s'est interrogé le leader du parti populiste au micro de Skynews.

"Pourquoi donner 300 millions de livres par an à l'Inde qui a un programme spatial, un porte-avions et même les avions qui vont avec? Dépensons cet argent ici", a ajouté le leader de l'Ukip dont la montée en puissance a tendance à semer l'effroi dans les rangs des conservateurs avant les élections générales de 2015.

"C'est drôle n'est-ce-pas, de voir que quand il y a une catastrophe à l'étranger - et j'accepte de dire que ce qui s'est passé aux Philippines est plus grave qu'ici - les Britanniques sont prompts à envoyer de l'argent et des secours. Or ici les gens ont l'impression d'avoir un problème sérieux mais que personne ne fait rien, ni s'en soucie", a conclu M. Farage.

Le sud-ouest de la Grande-Bretagne est touché par des inondations exceptionnelles depuis plus d'un mois. Et il n'y a aucun répit en vue puisque des nouvelles pluies sont attendues pour la semaine prochaine, alors que la colère monte parmi les populations touchées.

Dimanche matin, le secrétaire d'Etat aux collectivités locales, Eric Pickles, a reconnu que le gouvernement avait "fait des erreurs" et a présenté ses plus plates excuses aux sinistrés.

Il a déclaré à la BBC que le gouvernement s'était "peut-être trop appuyé sur les recommandations de l'Agence de l'Environnement", dont le président, Lord Chris Smith, est sous le feu des critiques.

Refusant de céder aux appels à la démission, Lord Smith a reçu un accueil glacial vendredi dans la région. Il a été suivi par le Premier ministre David Cameron qui s'est également brièvement rendu dans le Somerset vendredi en chaussant les bottes de pluie.

Le chef du gouvernement a promis de l'aide et cédé aux revendications des habitants qui demandent un dragage des rivières. Mais il a prévenu que ça allait "prendra du temps" face à des "conditions météorologiques extraordinaires".

jk/fw

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