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Yémen: l'otage sud-africain en vie, une exécution écartée dans l'immédiat (médiateur)

08/02/2014 07:03 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

Les ravisseurs d'un Sud-africain retenu au Yémen ne devraient pas exécuter leur otage malgré l'expiration samedi de l'ultimatum qu'ils avaient fixé pour obtenir une rançon de 3 millions de dollars, a affirmé à l'AFP un médiateur tribal yéménite.

Retenu par Al-Qaïda depuis mai 2013, "l'otage est toujours en vie et l'hypothèse de son exécution samedi est exclue", a déclaré à l'AFP ce médiateur qui assure "être en contact avec les ravisseurs".

Ce médiateur, qui a requis l'anonymat, a cependant indiqué que "l'affaire était compliquée car les ravisseurs tiennent toujours à la rançon" pour libérer l'otage Pierre Korkie, un enseignant de 56 ans.

"Ils ne pourront pas relâcher l'otage sans la rançon", a-t-il ajouté, rappelant que des négociations avaient tourné court en janvier "en raison du non-paiement de la rançon".

Enlevée en même temps que lui dans la ville de Taëz où ils vivaient depuis quatre ans, l'épouse de l'otage Yolande Korkie avait été libérée le 10 janvier.

Les ravisseurs avaient alors menacé d'exécuter leur otage faute de rançon au 17 janvier, un ultimatum ensuite prolongé de trois semaines et venant à expiration ce samedi.

"Si les autorités sud-africaines se montrent disposées à répondre aux demandes des ravisseurs, nous pourrons demander que le délai soit prolongé", a indiqué samedi le médiateur sans plus de précision.

Vendredi à Johannesburg, Yolande Korbie a demandé de nouveau aux ravisseurs de faire preuve de clémence, soulignant que son mari était trop malade pour survivre à l'épreuve de sa captivité.

L'enlèvement de Pierre Korkie a mobilisé les autorités de son pays mais provoqué un quiproquo avec les ravisseurs, persuadés que le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Ebrahim Ebrahim, dépêché à la mi-janvier au Yémen, apporterait les 3 millions de dollars de rançon demandés.

L'association humanitaire sud-africaine Gift of the Givers, qui tente d'obtenir la libération de l'otage, a dû demander à son négociateur Anas al-Hamati, un Yéménite, de quitter le pays pour sa propre sécurité, les ravisseurs le soupçonnant d'avoir dérobé l'argent.

Des centaines de personnes ont été enlevées ces 15 dernières années au Yémen. Presque toutes ont été libérées saines et sauves, la plupart du temps en échange de rançons. Les otages sont utilisés comme moyen de pression sur le gouvernement central.

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