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Rassemblement à Paris pour demander la dissolution des Femen

08/02/2014 12:55 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

Six cents personnes, selon la police, se sont réunies samedi à Paris pour réclamer la dissolution du mouvement féministe des Femen, jugé "sectaire" et ayant la "haine de Dieu", et l'expulsion de l'une des leurs réfugiée politique en France, l'Ukrainienne Inna Shevchenko.

Selon le président de l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (Agrif) Bernard Antony, qui avait appelé à ce rassemblement, les manifestants étaient au nombre de 15.000.

Près d'une banderole "Non à la République fem-haine", des partisans de l'extrême droite se sont succédé pour vilipender "la complaisance des plus hautes autorités de l'Etat, des responsables politiques et médiatiques à l'égard des Femen", a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce groupe contestataire féministe, né en 2008 à Kiev, a ouvert un bureau et un centre d'entraînement à Paris en septembre 2012 pour procéder à des actions militantes dans le monde entier.

Dans la capitale française, elles se sont notamment exhibées les seins nus en la cathédrale Notre-Dame de Paris et l'une d'elles a mimé l'avortement de la Vierge Marie en l'église de la Madeleine, deux actions considérées comme des profanations par nombre de catholiques.

Bernard Antony a qualifié les Femen de "groupuscule sectaire". L'ancien secrétaire général du parti d'extrême droite Front national Carl Lang a assuré que les Femen "ont la haine de Dieu, du sacré et de l'Europe chrétienne", dénonçant les "actions sauvages et sacrilèges" de ces "Harpies".

Portant des décorations militaires sur son veston, Roger Holeindre, cofondateur du Front national en 1972 avec Jean-Marie Le Pen, parti qu'il a quitté à l'arrivée de sa fille Marine Le Pen, a quant à lui accusé le ministre de l'Intérieur de "protéger les Femen".

Le président du mouvement Renaissance catholique, Jean-Pierre Maugendre, a, pour sa part, reproché au président François Hollande d'avoir "fait imprimer un timbre à l'effigie des Femen". L'un des dessinateurs du nouveau timbre Marianne avait expliqué le 15 juillet, au lendemain du dévoilement de ce timbre par le président de la République, que son dessin avait été en partie inspiré par l'Ukrainienne Inna Shevchenko.

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