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L'épreuve de slopestyle connaît des débuts prometteurs aux Jeux olympiques

08/02/2014 09:30 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

KRASNAÏA POLIANA, Russie - La première compétition de slopestyle olympique a rempli ses promesses aux Jeux de Sotchi. Les milliers de spectateurs présents au centre alpin Rosa Khutor ont assisté à un excellent spectacle, par un superbe samedi ensoleillé.

En finale, plusieurs concurrents ont été victimes de chutes. Mais c'est parce qu'ils mettaient tous le paquet afin de mettre la main sur une des trois premières médailles de l'histoire à l'enjeu.

«Une journée normale en slopestyle, a lancé Sébastien Toutant, qui n'a pu faire mieux que la 9e position. Dans notre sport, beaucoup de choses peuvent mal aller sur le parcours.»

Cela dit, les amateurs de sensations fortes en ont eu plein la vue.

«Ç'a été un bon 'show', une belle entrée en matière aux Jeux olympiques, a poursuivi Toutant. Je pense que le monde a apprécié. Le slopes est un sport avec beaucoup de 'Wow!' et de 'Oh!', de sorte qu'on aime regarder même si on ne comprend pas les manoeuvres.

«Les gens voient combien haut dans les airs nous pouvons aller dans les sauts et ce qu'on peut faire sur des rails. Ils réalisent jusqu'à quel point c'est fou. C'est sans doute une des disciplines sportives que le monde va aimer regarder. C'est sûr que ça ne se compare pas au curling», a ajouté Toutant à la blague.

Pour Maxence Parrot, qui a fini cinquième, l'inclusion de l'épreuve de style libre au programme du surf des neiges s'inscrit dans la mouvance de l'olympisme vers les sports dits extrêmes.

«Dans les Jeux d'aujourd'hui, on aime avoir un bon spectacle. Ce n'est plus comme dans le temps des Jeux antiques, quand le sport était sans fla fla», a-t-il mentionné.

Les deux Québécois, ainsi que le médaillé d'argent norvégien Staale Sandbech, estiment que la visibilité qu'a reçue le slopestyle aux JO va propulser le sport à un pallier supérieur au cours des prochaines années.

«Il n'y a aucune limite en slopestyle, a argué Sandbech. Vous pouvez faire de grosses manoeuvres, des vrilles, des figures acrobatiques ou plein d'autres trucs. Le calibre ne cesse d'augmenter et il y a encore de la place pour de l'amélioration», a résumé Sandbech.

Parrot et Toutant ont suffisamment apprécié l'expérience qu'ils envisagent déjà d'être de retour aux JO d'hiver, dans quatre ans.

La finale féminine de slopestyle sera présentée dimanche. La seule Canadienne en lice, Spencer O'Brien, championne du monde en titre, possède de bonnes chances de réussite.

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