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L'AIEA enquêtera sur des allégations nucléaires contre la République islamique

08/02/2014 02:10 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

VIENNE, Autriche - L'Iran affirme qu'il coopérera cette fin de semaine avec des experts onusiens dépêchés au pays pour enquêter sur de présumées activités nucléaires vivement démenties par Téhéran, dans ce qui représente une étape potentiellement prometteuse dans le cadre de démarches bloquées depuis six ans.

Mais alors que l'Iran nie toujours l'existence de tentatives pour mettre au point des armes nucléaires, les inspecteurs doivent procéder avec prudence.

Alors que l'équipe de l'Agence internationale arrivait vendredi à Téhéran, l'agence de presse officielle IRNA a cité le porte-parole de l'organisation nucléaire iranienne, Behrouz Kamalvandi, selon qui son pays était prêt à répondre à toutes les questions soulevées par l'organisation internationale.

L'IRNA n'a pas voulu donner plus d'informations, et des affirmations similaires ont déjà été présentées par le passé. Un important diplomate d'une nation membre de l'AIEA a cependant cité un responsable iranien haut placé selon qui l'Iran était spécifiquement prêt à entamer les démarches concernant les soupçons à propos d'un programme d'armes atomiques.

Téhéran a nié tout intérêt — ou toute démarche — à propos d'armes nucléaires depuis que l'AIEA a commencé à se concentrer sur ses activités atomiques. Des tentatives visant spécifiquement à enquêter sur un programme d'armements nucléaires, d'abord entamées en 2007, n'ont pas permis d'effectuer de progrès importants.

Les États-Unis et leurs alliés font pression pour que l'AIEA réalise des progrès. Au même moment, exercer une trop grande pression sur Téhéran lors des discussions de la fin de semaine entre l'agence et les responsables iraniens pourrait pousser l'Iran à se réfugier derrière l'argument des secrets nationaux.

Cela pourrait ensuite avoir un effet négatif sur les négociations parallèles entre l'Iran et six puissances mondiales cherchant à faire disparaître les craintes que Téhéran utilise son programme nucléaire pour fabriquer des ogives. La République islamique a déjà accepté de réduire l'ampleur de ses activités atomiques en échange d'un relâchement des sanctions.

À Téhéran, samedi, le guide suprême iranien a pressé les responsables de ne pas se créer d'espoirs à propos d'une reprise économique liée au relâchement des sanctions en vertu de l'accord passé avec les grandes puissances.

L'ayatollah Ali Khamenei a également dénoncé les critiques de cette entente intérimaire conclue le 24 novembre à Genève, leur demandant de se montrer justes et de donner le temps au président Hassan Rohani de poursuivre sa politique d'ouverture vis-à-vis de la communauté internationale.

«La seule solution aux problèmes économiques du pays est d'employer les capacités nationales infinies, et non pas de placer nos espoirs sur la levée des sanctions. N'attendez rien de l'ennemi», a-t-il lancé devant des officiers militaires réunis à Téhéran.

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