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JO-2014 - Biathlon: Bjoerndalen écrit sa propre légende, déception pour Fourcade

08/02/2014 12:40 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

Le biathlète norvégien Ole Einar Bjoerndalen, vainqueur du sprint des JO de Sotchi, a écrit sa propre légende en égalant samedi à 40 ans le record de médailles remportées aux JO d'hiver, douze, laissant dans l'ombre les favoris.

Dans le panthéon des meilleurs skieurs de l'histoire, Bjoerndalen s'est offert le droit de s'assoir aux côté de son compatriote fondeur Björn Daehlie, 12 médailles (8 or, 8 argent) de 1992 à 1998.

"Je ne sais pas si c'est la plus belle victoire de ma carrière. J'ai eu des années difficiles, mes résultats étaient compliqués mais mon envie n'a jamais été entamée donc j'ai continué. J'ai vraiment une forte équipe derrière moi, ils me poussent tout le temps et c'est sans doute la raison de tout cela", a commenté Bjoerdalen, d'une sobriété impeccable malgré le moment historique.

Ses premiers résultats de l'hiver n'étaient donc pas un mirage. Vainqueur fin novembre de la mass start des sélections norvégiennes, après une 2e place déjà la veille en sprint, le patriarche du biathlon mondial avait donc magistralement préparé son coup, alors qu'il galérait plutôt lors des trois dernières années.

"Combien de médailles à Sotchi ? Je suis déjà satisfait avec celle-là, c'est assez", a plaisanté le Norvégien, dont on ne jurerait pas qu'il dit vrai.

Car samedi sur le complexe Laura, c'est lui qui semblait être le jeunot, face à Martin Fourcade (25 ans) ou encore le Norvégien Emil Svendsen (28 ans), autre favori dépouillé des apparats.

7e titre olympique

Trois chiffres témoignent de l'effort produit par Bjoerndalen pour obtenir son 7e titre olympique - son 3e en sprint après 1998 et 2002 - malgré une faute au tir debout: sur le dernier kilomètre de course, le Norvégien a réussi à prendre près de cinq secondes à Martin Fourcade, et près d'une quinzaine à Svendsen, impuissants.

En fait, en bon patriarche prévoyant, Bjoerndalen avait mis de côté un peu de réserve physique en partant à rythme modéré. Ce n'est pas pour rien que Bjoerndalen compte quasiment autant de médailles mondiales (39), que d'anniversaires (40)...

Cette accélération finale lui a permis de gratter à l'arraché l'Autrichien Dominik Landertinger, superbe 2e mais battu d'une seconde et trois dixièmes, et le Tchèque Jaroslav Soukup, médaille de bronze à 5.7.

Le Français Martin Fourcade et le Norvégien Emil Svendsen ont eux été pris de court par Bjoerndalen.

Sixième à 12 sec 4/10 de Bjoerndalen, Fourcade peut néanmoins nourrir de légitimes ambitions lundi dans la poursuite, dont l'ordre et les écarts de départ sont définis par le classement du sprint.

Ce sera plus délicat pour Svendsen, 9e à près de 30 secondes.

Cela n'a pas empêché le Français, leader et double tenant de la Coupe du monde, de rendre hommage à Bjoerndalen.

"Aujourd'hui, grand respect pour le Monsieur, pour l'athlète. Etonnant? Oui, parce qu'on ne l'attendait pas à ce niveau. Après, il a montré qu'il était encore là. Ca fait cinq olympiades qu'il met des +j'tons+ à tout le monde. Il m'a mis quelques directs du droit aujourd'hui. J'espère lui rendre la pareille lundi", s'est-il projeté.

Dimanche, le complexe Laura accueillera le sprint dames, qui lancera les épreuves féminines de biathlon.

fbr/jr

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