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Irak: le gouverneur d'Al-Anbar lance un ultimatum aux insurgés

08/02/2014 07:48 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

Le gouverneur d'Al-Anbar, Ahmed al-Dulaimi, a donné samedi aux insurgés qui contrôlent depuis un mois tout ou partie de Fallouja et de Ramadi, les deux principales villes de cette province à l'ouest de Bagdad, une semaine pour déposer les armes.

"Peuple d'Anbar, des criminels ont enlevé Fallujah", a lancé le gouverneur dans un communiqué. "Mais je jure devant Dieu que nous allons remporter la victoire contre l'injustice et que Fallouja va revenir à la normale".

Dans la province d'Al-Anbar à majorité sunnite, qui a été un bastion de l'insurrection après l'invasion américaine de 2003, des jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et des combattants de tribus anti-gouvernementales, ont pris le contrôle début janvier de Fallouja et de quartiers de Ramadi, à 60 et 100 km à l'ouest de la capitale.

M. Dulaimi a donné dans son communiqué une semaine à ces insurgés pour déposer les armes en échange d'une amnistie, tout en précisant que les autorités n'entendaient pas négocier avec l'EIIL, dont il a qualifié les membres de "tueurs et criminels".

Des combats ont régulièrement eu lieu ces dernières semaines à Ramadi, chef-lieu de la province, où l'armée a annoncé avoir repris mardi plusieurs quartiers. Mais les forces de sécurité sont toujours restées hors de Fallouja, redoutant qu'une offensive ne déclenche un long conflit dévastateur.

A Ramadi, les forces de l'ordre ont désamorcé un total de 400 bombes, dont des dizaines utilisées pour piéger les maisons, a expliqué samedi à l'AFP le colonel de police Hamid Shandukh.

Ahmed Abou Richa, un chef tribal membre des Sahwa, milices recrutées dans les tribus sunnites pour soutenir la lutte contre Al-Qaïda, avait assuré il y a une semaine qu'une attaque sur Fallouja était imminente.

Lors d'une conférence de presse vendredi, il a assuré que l'EIIL avait mis en place sa propre monnaie à Fallouja et présenté des billets frappés d'un côté du portrait d'Oussama Ben Laden et de l'autre d'une image des tours du World Trade Center de New York attaquées le 11 septembre 2001.

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