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Gagnon se classe 19e rang et Guay termine 8e en descente d'entraînement

08/02/2014 04:02 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT
AFP

KRASNAÏA POLIANA, Russie - En sport, il y a le favori et les aspirants. Le Norvégien Aksel Lund Svindal sera considéré comme le favori lors de la descente masculine des Jeux olympiques de Sotchi, dimanche, tandis que le Québécois Érik Guay se retrouvera au sein d'un groupe d'une dizaine d'aspirants.

Le skieur de Mont-Tremblant sera un aspirant légitime, comme en fait foi sa constance des quatre dernières années. Depuis les Jeux de 2010 à Vancouver, il a décroché 12 podiums en compétitions internationales, dont 11 en Coupe du monde.

Seule une poignée de skieurs ont mieux fait que lui à ce chapitre au cours de cette période, dont les Autrichiens Hannes Reichelt (19 podiums) et Klaus Kroell (16), ainsi que le Suisse Beat Feuz (15). L'Italien Christof Innerhofer n'est pas loin derrière avec neuf, dont trois en championnats du monde.

Svindal est clairement au-dessus du lot, lui qui a décroché 26 podiums en Coupe du monde et trois médailles à des Mondiaux depuis qu'il a terminé trois fois parmi les trois premiers aux Jeux de 2010.

«Aksel, c'est sûrement le favori, a dit Guay de Svindal, qui est devenu son ami au fil des ans alors que les équipes canadienne et norvégienne s'entraînent souvent ensemble. Il monte sur le podium à quasiment toutes les courses, il est toujours dans le coup. C'est du grand ski qu'il fournit. Lui, s'il gagne, c'est attendu.»

Un ancien favori, Bode Miller, n'est pas à dédaigner non plus. L'Américain n'a remporté que sept de ses 78 podiums en carrière en Coupe du monde au cours des quatre dernières années, mais il a su relever son niveau aux JO de Vancouver. Il a alors remporté les troisième, quatrième et cinquième médailles olympiques de sa carrière.

Ensuite il y a les aspirants sérieux, ceux qui sont capables de donner un ski de grande qualité, même si ce n'est pas avec autant de constance que Svindal.

Parmi eux se trouve Guay, qui sera en quête d'une première médaille olympique alors qu'il disputera ses troisièmes Jeux. Celui-ci est conscient qu'il appartient à un groupe sélect mais, en même temps, il sait qu'à chaque nouvelle course, tout est à recommencer.

«Le ski, c'est toujours des vallons. L'année de mon championnat du monde, par exemple, à part ma victoire, il n'y a pas beaucoup de courses qui avaient bien fonctionné pour moi, a rappelé le vétéran de 31 ans. Les meilleurs skieurs sont capables de rester à un haut niveau plus longtemps, ils sont plus constants. Quand ça ne va pas bien, le déclin dure une seule course et ils rebondissent tout de suite après.»

Comme Svindal par exemple.

Le Norvégien a de bons mots pour Guay. Il trouve des qualités hors du commun à son ami québécois.

«Physiquement, Érik est bon, a dit celui qui a joué le rôle de porte-drapeau de la délégation norvégienne à la cérémonie d'ouverture de vendredi. Il a subi des blessures au fil des ans mais, parce ses fondations sur le plan physique sont si bonnes, il a toujours gardé une bonne base et ainsi empêché que ses blessures le forcent à recommencer à zéro. Chose certaine, il est l'un des meilleurs descendeurs au monde et ça, c'en dit beaucoup sur ses chances.»

Guay l'a encore montré, samedi, lors de la troisième et dernière descente d'entraînement de la semaine. Il a affiché le huitième temps, à 1,75 seconde du skieur le plus rapide, Bode Miller (2:06,99). Svindal a inscrit le deuxième temps, à 0,66 seconde de l'Américain.

La forme physique de Guay pourrait payer au centre alpin Rosa Khutor puisque le tracé est très long et sinueux.

«C'est un parcours qui est très exigeant physiquement, a reconnu le Canadien, qui a récolté le plus grand nombre de podiums en carrière en Coupe du monde, soit 21. Et acquérir une bonne endurance physique, c'est un travail qui doit se faire l'été. Tu ne peux pas arriver ici et t'adapter en quelques jours. J'en ai d'ailleurs vu beaucoup (aux descentes d'entraînement cette semaine), qui ont perdu des secondes en bas de parcours.»

La dernière section du tracé est par ailleurs recouverte de neige fondante, ce qui va avantager les techniciens, selon Guay, puisquent ceux-ci réussiront mieux à éviter de perdre trop de vélocité dans le dernier droit. Étant donné la température douce en montagne, cette neige risque de se dégrader au fil de la course, et viendra donc ralentir davantage ceux qui auront un numéro de dossard élevé.

La première épreuve alpine chez les femmes suivra lundi, à l'occasion du super-combiné. La Québécoise Marie-Michèle Gagnon pourrait être dans le coup alors qu'elle a réussi le 19e temps de la troisième et avant-dernière descente d'entraînement, à 2,42 secondes du chrono de 1:42,37 de la Suisse Dominique Gisin. La skieuse de Lac-Etchemin considère une telle marge comme étant acceptable, elle qui se spécialise plutôt dans les épreuves techniques.

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