NOUVELLES

Chypre: reprise mardi des négociations en vue d'une réunification

08/02/2014 08:49 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

Les dirigeants chypriote-grec et chypriote-turc vont se rencontrer mardi en fin de matinée pour relancer les négociations en vue d'une réunification de Chypre, coupée en deux depuis 1974, ont annoncé samedi les médiateurs de l'ONU.

"Le dirigeant chypriote-grec Nicos Anastasiades et le dirigeant chypriote-turc Dervis Eroglu vont se rencontrer" sur la ligne verte, dans la zone sous contrôle des Casques bleus séparant les deux entités, a annoncé l'ONU dans un communiqué.

Les deux dirigeants révéleront alors la feuille de route fixant le cadre des discussions, sur laquelle ils se sont finalement accordés vendredi soir après des mois d'âpres discussions.

Le dialogue, déjà poussif, lancé après l'échec d'un premier accord en 2004, avait été suspendu par les Chypriotes-turcs quand le gouvernement chypriote-grec --seul reconnu par la communauté internationale-- avait pris la présidence tournante de l'Union européenne (UE) à l'été 2012.

La crise financière dans la partie Sud (chypriote-grecque) de l'île a ensuite différé sa reprise, avant que les discussions ne bloquent jusqu'à ces derniers jours sur la feuille de route des négociations.

Chypre est coupée en deux depuis l'invasion turque de 1974, en réaction à une tentative de coup d'Etat qui visait à la rattacher à la Grèce.

L'île est entrée divisée dans l'UE en 2004, après l'échec d'un premier accord de réunification largement approuvé par les Chypriotes-turcs au Nord, mais rejeté par les Chypriotes-grecs au Sud.

Vendredi, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a reçu le président chypriote-grec, Nicos Anastasiades, et assuré que ces négociations étaient "l'une des priorités de la politique étrangère grecque".

Alors que plusieurs partis chypriotes-grecs s'opposent à la reprise des discussions, M. Anastasiades a rappelé vendredi que l'accord sur une feuille de route ne constituait pas la solution au problème chypriote. "Le plus dur reste à venir", a-t-il insisté.

M. Samaras a également assuré que tout nouvel accord devrait être validé par un référendum organisé au même moment dans le Nord comme dans le Sud de l'île.

Le vice-président américain Joe Biden a appelé vendredi M. Anastasiades pour évoquer le "soutien inconditionnel des Etats-Unis en faveur d'un accord juste et durable" et exhorter les deux parties à "une reprise fructueuse des négociations sous l'égide de l'ONU".

cc/kir/srm/fcc/vl

PLUS:hp