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Syrie: sortie imminente des civils assiégés à Homs, trêve de quatre jours

07/02/2014 06:07 EST | Actualisé 09/04/2014 05:12 EDT

Des habitants de quartiers de Homs assiégés par l'armée depuis plus d'un an et demi se préparaient à sortir vendredi de cette ville syrienne en application d'un accord humanitaire et à la faveur d'une trêve dans les combats.

Un journaliste de l'AFP a vu au moins deux bus, une ambulance et deux véhicules du Croissant rouge, entrer dans la vieille ville de Homs, où 13 quartiers tenus par les rebelles sont assiégés depuis plus de 600 jours par les troupes du régime.

D'autres véhicules à bord desquels les civils seront évacués attendaient encore à l'entrée.

Des militants anti-régime à Homs ont fait état à l'AFP de l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de quatre jours entre armée et rebelles pour permettre l'évacuation de civils et l'acheminement d'aides.

Selon une ONG syrienne, il n'y a plus eu d'échanges de tirs depuis minuit.

L'aide humanitaire promise aux habitants restés dans ces quartiers ne leur parviendra toutefois que samedi, a déclaré à l'AFP le gouverneur de Homs (centre), Talal Barazi.

Il a aussi annoncé qu'une équipe du gouvernorat, des Nations unies et du Croissant Rouge s'était dirigée vers la vieille ville de Homs "pour assurer la sortie des civils (...) et leur transfert à l'endroit où ils le souhaitent".

"D'après ce que nous a informés l'ONU, le nombre prévu de gens pour sortir aujourd'hui de (Homs) est près de 200", a ajouté le responsable.

Le régime syrien et l'ONU ont annoncé jeudi la conclusion d'un accord prévoyant la sortie de centaines de civils des quartiers rebelles de Homs assiégés depuis plus de 600 jours par l'armée, ainsi que l'entrée d'une aide humanitaire vitale pour les habitants pris au piège.

Considérée comme "la capitale de la révolution" contre le régime de Bachar al-Assad, Homs, la troisième ville de Syrie, a payé au prix fort son opposition au régime de Bachar al-Assad.

L'ONU a indiqué que cet accord allait "permettre de fournir une aide vitale à quelque 2.500 civils".

L'armée assiège depuis juin 2012 les quartiers rebelles à Homs, y rendant les conditions de vie effroyables. Aux bombardements quasi-quotidiens s'ajoutent la pénurie de nourriture et de matériel médical.

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