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Syrie: des civils assiégés sortiront vendredi de Homs, avant l'entrée des aides

07/02/2014 04:05 EST | Actualisé 08/04/2014 05:12 EDT

Des habitants des quartiers rebelles de Homs assiégés depuis plus d'un an et demi sortiront vendredi de la ville syrienne, sous la supervision de l'ONU et des autorités locales, en application d'un accord humanitaire, a indiqué le gouverneur.

En revanche, l'aide humanitaire promise aux habitants restés dans ces quartiers ne leur parviendra que samedi, a déclaré à l'AFP le gouverneur de Homs (centre), Talal Barazi.

"Ce matin, à 06H00 (04H00 GMT), une équipe du gouvernorat, des Nations unies et du Croissant Rouge s'est dirigée (vers la vieille ville) pour assurer la sortie des civils (...) et leur transfert à l'endroit où ils le souhaitent", a-t-il poursuivi.

"D'après ce que nous a informés l'ONU, le nombre prévu de gens pour sortir aujourd'hui de (Homs) est près de 200", a ajouté le responsable.

Selon lui, l'opération va démarrer avec "deux heures de retard", en fin de matinée, "pour des raisons logistiques sur le terrain car il faut assurer le passage des bus".

"Nous avons besoin de deux heures ou plus avant que les premiers civils ne commencent à sortir. Demain il y aura la première partie des aides de secours et alimentaires qui parviendront à ceux qui en ont besoin dans la vieille ville", a encore dit le gouverneur.

Le régime syrien et l'ONU ont annoncé jeudi la conclusion d'un accord prévoyant la sortie de centaines de civils des quartiers rebelles de Homs assiégés depuis plus de 600 jours par l'armée, ainsi que l'entrée d'une aide humanitaire vitale pour les habitants pris au piège.

Considérée comme "la capitale de la révolution" contre le régime de Bachar al-Assad, Homs, la troisième ville de Syrie, a payé au prix fort son opposition au régime de Bachar al-Assad.

L'ONU a indiqué que cet accord allait "permettre de fournir une aide vitale à quelque 2.500 civils".

L'armée assiège depuis juin 2012 les quartiers rebelles à Homs, y rendant les conditions de vie effroyables. Aux bombardements quasi-quotidiens s'ajoutent la pénurie de nourriture et de matériel médical.

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