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Soupçonné de corruption, le vice-président argentin s'invite chez le juge

07/02/2014 05:47 EST | Actualisé 09/04/2014 05:12 EDT

Le vice-président argentin Amado Boudou, soupçonné de trafic d'influence, s'est rendu spontanément vendredi chez le juge qui avait reçu la veille une demande de mise en examen le concernant, et a clamé son innocence.

Amado Boudou, 51 ans, est soupçonné d'être intervenu en 2010 en faveur d'une entreprise au bord de la faillite et aujourd'hui nationalisée, l'imprimerie Ciccone, qui détient le monopole d'émission de billets en Argentine, alors qu'il était ministre de l'Economie (2009-2011).

"Ce ne sont que des mensonges", a déclaré Amado Boudou, ajoutant qu'il avait assuré au juge Ariel Lijo qu'il se tenait à la disposition de la justice, après lui avoir remis des documents relatifs à l'affaire Ciccone.

Le procureur Jorge Di Lello a demandé jeudi la mise en examen de M. Boudou pour "négociations incompatibles avec la fonction publique".

D'après les accusations, M. Boudou est intervenu auprès de l'administration fiscale (AFIP) pour éviter la faillite de Ciccone et a favorisé les actionnaires de la société, qui a ensuite été nationalisée.

Si le juge prononce la mise en examen d'Amado Boudou, ce serait une première en Argentine pour un vice-président en exercice.

Vice-président depuis 2011, Amado Boudou s'est retrouvé à l'automne propulsé à la tête de l'Etat pendant que la présidente de centre gauche Cristina Kirchner se rétablissait d'une opération au cerveau.

jos/ap/sym

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