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Propos acerbes sur l'UE: "conversation diplomatique privée", pas de commentaires (Nuland)

07/02/2014 06:00 EST | Actualisé 09/04/2014 05:12 EDT

La secrétaire d'Etat américaine adjointe Victoria Nuland s'est refusée vendredi à tout commentaire sur ses propos désobligeants sur le rôle de l'Union européenne dans la crise ukrainienne, soulignant qu'il s'agissait d'une "conversation diplomatique privée".

"Je ne vais pas commenter une conversation diplomatique privée", a déclaré Mme Nuland au cours d'une conférence de presse à Kiev.

"C'est d'un professionnalisme impressionnant. La qualité audio est très bonne", a-t-elle poursuivi à propos de l'enregistrement, alors que les Etats-Unis ont soupçonné un rôle de la Russie dans cette écoute et la diffusion de son contenu sur YouTube.

Interrogée sur les accusations de "chantage" américain à l'égard de l'Ukraine, portées contre elle par un conseiller du président Vladimir Poutine, Sergueï Glaziev, elle a affirmé qu'il s'agissait de "pure fantaisie" et a ironisé sur les talents d'"écrivain de science-fiction" du responsable russe.

La politique des Etats-Unis est "absolument transparente", a-t-elle ajouté, alors que ses commentaires en privé traduisant sa piètre opinion de la position européenne lui ont attiré une riposte irritée de la chancelière Angela Merkel qui les a jugés "inacceptables".

Résumant sa visite de deux jours à Kiev, Mme Nuland a indiqué avoir plaidé auprès de tous ses interlocuteurs, du président Viktor Ianoukovitch aux chefs de l'opposition, pour la création d'un "centre politique modéré" afin de mettre en place un "gouvernement technique" ou "gouvernement d'unité nationale".

Un tel gouvernement, a-t-elle poursuivi, pourrait "ramener l'Ukraine à une économie saine, à l'aide du Fonds monétaire international, à l'Europe et à des élections libres et honnêtes".

"Le premier problème à résoudre est la réduction de la tension dans la rue", a poursuivi la diplomate. "Il n'y a pas de place pour la violence".

Interrogée sur une éventuelle aide financière internationale, elle a dit que cette assistance devrait être "substantielle", mais dépendait des réformes à mettre en place.

"Personne n'offrira de soutien économique, Etats-Unis, FMI ou Europe, à une Ukraine n'ayant pas fait de réformes", a-t-elle insisté.

via/neo/lpt/ml

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