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Pakistan : Musharraf devra comparaître le 18 février pour trahison (justice)

07/02/2014 04:23 EST | Actualisé 08/04/2014 05:12 EDT

La justice pakistanaise a ordonné vendredi la comparution le 18 février prochain de l'ex-président Pervez Musharraf devant un tribunal spécial chargé de le juger pour "haute trahison", un crime passible de la peine de mort au Pakistan.

Le porte-parole officiel de l'ancien dirigeant militaire, au pouvoir de 1999 à 2008, avait affirmé plus tôt cette semaine qu'il avait "l'intention" de se présenter pour la première fois vendredi devant ce tribunal spécial dont il ne reconnaît pas la légalité.

Mais M. Musharraf, 70 ans, ne s'est jamais présenté vendredi à l'audience et ses avocats ont demandé une nouvelle fois une exemption de comparution dans cette affaire.

Lors de l'audience, les avocats de M. Musharraf ont affirmé à la cour que leur client pouvait comparaître d'ici la fin de la semaine prochaine. Le juge Faisal Arab a aussitôt ordonné la comparution de l'ancien président lors d'une audience prévue le 18 février prochain.

"M. Musharraf comparaîtra le 18 février", a assuré son avocat, Me Muhammad Ali Saif, affirmant que la cour ne pouvait inculper formellement son client tant qu'elle ne se prononçait pas sur les objections de l'ex-chef de l'armée pour qui ce tribunal civil n'a pas l'autorité pour juger un ancien militaire.

Il s'agirait de la première comparution pour "haute trahison" d'un ancien chef de l'armée dans un pays dirigé par les militaires pendant trois décennies depuis son indépendance en 1947.

Le gouvernement du Premier ministre Nawaz Sharif avait mis sur pied fin novembre ce tribunal spécial afin de juger M. Musharraf pour avoir imposé l'état d'urgence et suspendu la Constitution en 2007.

M. Musharraf qualifie notamment cette procédure de "vendetta personnelle" de M. Sharif qu'il avait renversé en 1999 pour prendre le pouvoir dans un coup d'Etat sans effusion de sang.

Outre l'affaire de trahison, M. Musharraf est visé par la justice pour le meurtre de son ex-rivale Benazir Bhutto, le renvoi de juges et des opérations militaires meurtrières.

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