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L'ex-juge Claire L'Heureux-Dubé: un appui inconditionnel à la charte

07/02/2014 11:46 EST | Actualisé 09/04/2014 05:12 EDT

QUÉBEC - L'ex-juge à la Cour suprême Claire L'Heureux-Dubé est venue vendredi apporter un appui inconditionnel au projet de charte de la laïcité du gouvernement Marois.

Mme L'Heureux-Dubé estime, de surcroît, que le projet de loi 60, qui définit la charte de la laïcité de l'État québécois, devrait passer sans problème le test des tribunaux. Ceci dit, elle ne verrait aucun obstacle à ce que le gouvernement choisisse de recourir à la clause dérogatoire de la Charte canadienne des droits pour se soustraire à d'éventuels recours judiciaires.

Le volet le plus controversé du projet de loi 60, soit l'interdiction faite aux employés de l'État de porter des signes religieux ostentatoires, n'est d'aucune façon discriminatoire, aux yeux de la juriste qui a siégé au plus haut tribunal du pays. Le port de signes religieux n'est pas un droit fondamental, a-t-elle fait valoir.

En point de presse, après la présentation de son mémoire devant les parlementaires qui mènent la consultation sur la charte, Mme L'Heureux-Dubé s'est montrée surprise et déçue de la position adoptée par le Parti libéral du Québec qui, selon elle, vient en contradiction flagrante avec la tradition de ce parti de tous temps favorable à la laïcité de l'État et à l'égalité des droits pour les femmes.

L'ancienne juge représentait les Juristes pour la laïcité et la neutralité religieuse de l'État, qui regroupe 12 signataires, dont le constitutionnaliste Henri Brun et l'ancienne bâtonnière du Barreau de Montréal, Julie Latour, qui l'accompagnaient.

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