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La hockeyeuse Mélodie Daoust vit son rêve d'enfance aux Jeux de Sotchi

07/02/2014 08:18 EST | Actualisé 09/04/2014 05:12 EDT

SOTCHI, Russie - Les parents de Mélodie Daoust ont vite su que leur fillette ne connaîtrait pas une longue carrière en patinage artistique. C'est que la petite, âgée d'à peine quatre ans, freinait de côté comme un garçon avec ses patins blancs.

L'année suivante, elle se mettait au hockey avec les garçons de sa ville, Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie. C'était le début d'un long et sinueux parcours, qui aboutit à une participation aux Jeux olympiques de Sotchi.

«Tu ne peux pas aller jusqu'au bout si tu n'es pas passionnée, affirme Mélodie Daoust. Moi, j'ai toujours eu une passion incroyable pour le hockey. Depuis que je suis toute petite, j'ai toujours voulu participer aux Jeux olympiques. En 2002, pendant les Jeux de Salt Lake City, j'étais rivée à l'écran de télé. Ça m'a donné davantage le goût d'y aller.»

Elle ne l'a pas eu facile. Elle a dû surmonter plusieurs obstacles, comme les blessures et les préjugés. Mais elle n'a jamais baissé les bras. Son caractère de battante l'a continuellement poussée à vouloir se dépasser et à faire ravaler leurs paroles à tous ceux qui se dressaient sur son chemin.

Comme la fois où l'entraîneur de l'équipe pee-wee AA de gars avec laquelle elle jouait l'a retranchée parce qu'elle avait pris part à un tournoi de filles avec Équipe-Québec.

«Une fille qui joue parmi l'élite avec les gars fait face à beaucoup de préjugés, argue-t-elle. Ces choses-là m'ont freiné un peu, mais elles n'ont jamais entaché ma passion. Au contraire, ça me motivait encore plus.»

Heureusement qu'elle pouvait compter sur le soutien de ses parents, de son père Michel et de sa mère Johanne Mercier, qui ont fait le voyage en Russie. Sa mère lui répétait inlassablement de ne pas lâcher, «que la crème finit toujours par remonter à la surface».

«C'est difficile pour une fille de jouer avec les gars parce qu'on dit qu'elle prend la place d'un gars, explique Johanne Mercier. Mélodie s'est toujours entraînée très fort, elle travaillait pour faire sa place. Nous on répliquait: 'travaillez autant qu'elle et vous la ferez votre place dans l'équipe'.»

Daoust, une attaquante âgée de 22 ans dont le frère Samuel a évolué dans les rangs midgets AAA, a commencé à jouer à temps plein avec les filles, après sa première saison dans le midget espoir masculin.

«Dans le midget AAA, les gars étaient rendus trop gros pour moi. Je ne voulais même pas m'essayer», précise-t-elle.

L'année 2013 a été très stressante pour la joueuse étoile des Martlets de McGill, dans l'attente de savoir si elle mériterait un poste au sein de l'équipe olympique. Son grand rêve est finalement devenu réalité, peu de temps avant les Fêtes.

«Sa personnalité enjouée et tout ce qu'elle dégage ont sûrement joué en sa faveur, prétend sa mère Johanne Mercier. Mélodie, c'est une fille très motivée et déterminée, toujours souriante. Elle apporte de la joie de vivre dans un groupe, une énergie positive.»

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