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Chasse à la baleine : menacée de sanctions des USA, l'Islande contre-attaque

07/02/2014 01:52 EST | Actualisé 09/04/2014 05:12 EDT

L'Islande a affirmé vendredi qu'il n'y avait "aucun fondement juridique ni scientifique" aux sanctions envisagées par les États-Unis à cause de ses campagnes de chasse à la baleine.

Le ministère américain de l'Intérieur, chargé des questions environnementales, avait indiqué la veille au président Barack Obama que l'Islande violait la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), ouvrant la voie à d'éventuelles sanctions économiques.

"C'est une déception", a déclaré dans un communiqué le ministre islandais de la Pêche, Sigurdur Ingi Johannsson.

"Il n'y a aucun fondement juridique ni scientifique à des mesures américaines contre la chasse à la baleine islandaise. Il est clair que cette chasse est légale et que le commerce international de produits dérivés de la baleine est conforme aux engagements internationaux", a-t-il ajouté.

L'Islande et la Norvège sont les deux pays qui défient ouvertement la Commission baleinière internationale (CBI) qui a décrété un moratoire sur la chasse à la baleine à des fins commerciales.

Un troisième, le Japon, dit chasser la baleine à des fins scientifiques, ce qui lui vaut d'être poursuivi devant la Cour internationale de Justice de La Haye.

Tandis que Reykjavik estime harponner un nombre raisonnable d'animaux, Washington l'accuse d'avoir "provoqué la quasi-extinction" du rorqual commun, deuxième mammifère marin le plus grand.

L'Islande a contre-attaqué vendredi en dénonçant la chasse à la baleine boréale pratiquée par les peuples indigènes de l'Alaska.

"Des documents scientifiques montrent que la chasse islandaise au rorqual n'est pas moins durable que celle par les États-Unis de la baleine boréale, et les autorités américaines sont donc en contradiction avec elles-mêmes quand elles critiquent la chasse islandaise", a affirmé M. Johannsson.

M. Obama a 60 jours pour décider d'imposer ou non des sanctions.

En 2011, saisi par le département du Commerce, il avait écarté de telles sanctions, s'engageant à la place à soulever la question à chaque contact avec le gouvernement islandais.

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