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À quand un code de salubrité des restaurants au Québec?

07/02/2014 09:06 EST | Actualisé 09/04/2014 05:12 EDT

Plusieurs grandes villes nord-américaines ont mis sur pied des systèmes de notation des restaurants en fonction de leur respect des normes de salubrité. C'est une mesure qui plaît aux consommateurs. Au Québec, on y songe depuis quelques années.

Parmi ces systèmes de notation, il y a par exemple DineSafe, une application gratuite qui permet de savoir si un restaurant mérite votre confiance. C'est-à-dire s'il a échoué ou non l'inspection sanitaire. Ottawa, Toronto et New York, entre autres, utilisent ce genre d'applications. Mais pas Montréal, ni Québec.

« L'idée mérite qu'on en parle et qu'on l'évalue, c'est sans aucun doute. D'ailleurs, le fait que la population ait une information le plus transparente possible. Ça on peut pas s'opposer à ça », affirme François Meunier, de l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ).

Le principe est le même partout. Les restaurants sont inspectés régulièrement. On leur accorde une note qui doit être affichée dans l'établissement.

À New York, on utilise un système de lettres (A-B-C-D-E). A, c'est impeccable. B un peu moins, C, ça se gâte, etc.

À Toronto, c'est un code de couleur. Vert, dossier parfait. Jaune, plusieurs infractions. Rouge, c'est une fermeture temporaire.

Au Québec, le ministère de l'Agriculture, des Pêches et de l'Alimentation (MAPAQ) publie déjà des informations sur les contrevenants. Et un comité se penche depuis deux ans sur un éventuel système de notation des restaurants.

« On est à évaluer la forme que pourrait prendre le genre de publication. Par exemple, ça pourrait être sur le site Internet, ça pourrait être le contenu des rapports d'inspection, ça pourrait également être des codes de couleurs ou des symboles affichés à l'entrée d'un restaurant », affirme Johanne Minville, conseillère en salubrité des aliments au MAPAQ.

Mais la mise sur pied d'un système semblable est complexe. Le MAPAQ surveille 40 000 restaurants en fonction de centaines de critères différents. Et pas seulement la salubrité.

« Ce qui est important pour nous c'est de s'assurer qu'on ne nuise pas à la réputation, qu'on ne fasse pas en sorte qu'un établissement bien tenu se voit pénalisé », explique François Meunier.

L'association souhaite que le MAPAQ développe un système simple, mais surtout plus facile à interpréter que le code à trois couleurs de Toronto, par exemple.

« Le problème c'est pas le vert: 95 % des établissements à Toronto ont un code vert actuellement. C'est le code jaune qui est le problème. Le code jaune c'est de savoir si le consommateur va considérer le fait que l'établissement est malpropre », ajoute François Meunier.

Dans toutes les villes où il y a un tel système, les observateurs ont noté que les restaurateurs font tout ce qu'ils peuvent pour obtenir la meilleure note possible et pour la conserver.

D'après un reportage Normand Grondin

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