NOUVELLES

«Tough Mudder»: l'épreuve ultime

06/02/2014 07:29 EST | Actualisé 06/02/2014 07:30 EST
Twitter

L'an dernier, le journaliste-blogueur et animateur Dominic Arpin devait participer au Tough Mudder, un rude et surprenant parcours à obstacle qu’il considère comme «l’épreuve ultime». Il a toutefois dû renoncer à son objectif pour faire face à une épreuve encore plus exténuante: celle de vaincre un cancer.

Heureusement, ce n’était que partie remise, puisqu’il se porte en pleine santé et qu’il sera le porte-parole 2014 de l’événement à sensations fortes, qui aura lieu le 12 juillet à Bromont.

«Je m’étais inscrit en juillet dernier, mais c’était trop intense après mon opération (où on lui a enlevé un rein). On parle tout de même d’un 16 à 20 km de course avec plein d’obstacles», a-t-il expliqué lors d’un entretien avec le Huffington Post.

«Je suis flatté que l’organisation ait pensé à moi cette année, a-t-il continué. On ne m’associe pas vraiment encore au sport puisque je trippe beaucoup sur les trucs Web et les réseaux sociaux, mais ça fait des années que je m’intéresse à ce type d’épreuves de type militaire, avec de la bouette. Et dans la vie de tous les jours, je suis sportif !»

Le sport, antidote à la maladie

Le réputé patrouilleur du net, un adepte du crossfit et de la course à pied, n’est pas du genre à chômer.

Il a par ailleurs participé au Marathon Oasis de Montréal, en septembre dernier, même s’il avait subi une importante chirurgie pas plus tard qu’en avril.

Même s’il avoue avoir été amoché par l’expérience, rien n’aurait pu l’empêcher de faire partie du «2% de la population qui a complété un marathon».

«Ça m’a pris un bon mois pour reprendre le dessus! J’étais fatigué avec la combinaison de l’opération, de l’entraînement et de la course de 42 km», a-t-il confié.

«Je pense aussi que ça a frappé l’imaginaire des gens de voir que j’ai affronté un cancer et couru un marathon la même année, a-t-il poursuivi. C’est étrange, mais je crois que si je n’avais pas été malade, je n’aurais pas été capable de le faire. J’étais tellement motivé et obsédé par le marathon que ça a été mon antidote à la maladie. Ça a aussi été ma façon d’équilibrer mon année!»

Homme de défi, son rêve ultime est de compléter un triathlon.

«J’aimerais réussir un triathlon avant mes 50 ans. J’ai 43 ans, mais je me sens vraiment au sommet de ma forme présentement! Ma carrière professionnelle va bien et à ce niveau, je n’ai pas besoin de plus. Mes aspirations et défis proviennent d’ailleurs que du travail. Pour certains, c’est le voyage. Pour moi, c’est le sport et l’entraînement», a-t-il concédé.

Le Tough Mudder, en équipe

Il s’agit de la deuxième édition du Tough Mudder en territoire fleurdelisé. Créé par les Forces spéciales britanniques (British Special Forces) cette épreuve est considérée par plusieurs comme la plus difficile au monde.

L’âge moyen des participants est de 29 ans et environ 78% des intrépides qui débutent la course réussissent à la terminer. La majorité des gens qui s’inscrivent (80%) le font en équipe. Près de 7500 personnes sont attendues à Bromont, le 12 juillet.

«Jusqu’à l’an dernier, il n’y avait pas de Tough Mudder au Québec. C’est vraiment l’épreuve ultime. Il y a maintenant plusieurs événements de type ‘course à obstacle’ dans la Belle Province, c’est devenu populaire. Mais rien ne se compare à ça», a avancé Dominic Arpin, fier porte-parole.

«C’est bizarre, mais c’est dans ce genre de course que tu es le plus vivant, a-t-il ajouté, fébrile. Il y a tellement d’énergie sur le fil de départ. Tu laisses l’esprit compétitif de côté pour vivre une expérience de groupe. Et quand tu franchis le fil d’arrivée, c’est magique. Et c’est plus que physique, c’est aussi psychologique. Il faut notamment passer sous des fils barbelés et électriques…ça prend du guts en maudit !»

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST QUÉBEC

Sport et alimentation

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.



Comment connecter son compte HuffPost à Facebook pour pouvoir commenter?