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Syrie: une entente pour évacuer Homs aurait été conclue

06/02/2014 09:18 EST | Actualisé 08/04/2014 05:12 EDT

BEYROUTH - Le gouvernement syrien s'est entendu avec les Nations unies pour entreprendre l'évacuation sécuritaire de centaines de civils coincés dans la ville assiégée de Homs, dans le centre du pays, selon ce que rapporte jeudi la télévision officielle syrienne.

Aucun autre détail n'a été fourni, mais le gouverneur de Homs, Talal Barazi, aurait déclaré à la télévision que l'entente conclue avec les Nations unies permettra l'évacuation des civils «très bientôt».

Les rebelles qui contrôlent la partie ancienne de Homs sont assiégés depuis plus d'un an par les forces gouvernementales.

Des pourparlers de paix à Genève, le mois dernier, n'avaient pas mené à une entente qui aurait permis l'évacuation des civils et l'envoi d'une aide humanitaire à Homs.

Homs, la troisième ville en importance de Syrie, compte parmi celles qui ont été les plus durement touchées depuis le début, en mars 2011, du soulèvement contre le régime du président Bachar el-Assad. Le blocus a provoqué de graves pénuries alimentaires dans la ville.

À Londres, l'Observatoire syrien des droits de la personne estime que 1200 femmes, enfants et vieillards sont coincés dans les secteurs assiégés de la vieille partie de Homs.

Un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexander Loukachevitch, a déclaré jeudi que Moscou encourage le gouvernement syrien à «collaborer de manière constructive» avec les agences humanitaires internationales pour aider à améliorer les conditions de vie des civils et à conclure des ententes locales concernant des trêves et des échanges de prisonniers.

«La question de la fourniture d'une aide humanitaire aux vieux quartiers de Homs est en voie d'être résolue, a dit M. Loukachevitch. Selon les plus récentes informations, le gouvernement et l'opposition se sont entendus. C'est un signe très positif.»

Par ailleurs, les rebelles syriens ont lancé jeudi une nouvelle offensive dans la région d'Alep, dans le nord du pays, pour tenter de s'emparer des symboles du pouvoir du régime. Ils ont ainsi réussi à s'emparer d'un vaste secteur d'une prison, libérant des centaines de détenus.

Ces progrès ont été réalisés malgré une campagne aérienne sans merci du régime, qui a coûté la vie à au moins 11 personnes dans un secteur rebelle d'Alep. Des militants ont indiqué que des appareils gouvernementaux ont largué des barils explosifs sur le secteur.

Au moins 246 personnes, dont 73 enfants, ont été tués depuis cinq jours lors d'attaques similaires contre la ville, selon l'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres.

Les rebelles avaient annoncé, jeudi, leur intention de s'emparer de la prison centrale d'Alep et de la base aérienne de Kweiras, à l'est de la ville. Ils assiègent notamment la prison, qui renfermerait quelque 4000 prisonniers, depuis près d'un an.

L'attaque de jeudi a débuté quand un kamikaze s'est donné la mort aux portes de la prison. L'offensive terrestre qui a suivi a permis aux rebelles de capturer pratiquement toute la prison et de libérer quelque 300 personnes, selon l'observatoire. La télévision syrienne affirme plutôt que l'attaque a été repoussée.

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