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Surveiller les skis de fond est essentiel pour contrer l'espionnage

06/02/2014 01:46 EST | Actualisé 08/04/2014 05:12 EDT

KRASNAÏA POLIANA, Russie - Au patinage de vitesse, on a enfin appris sa leçon depuis qu'Olivier Jean s'est fait saboter ses patins, et on redoublera de vigilance aux Jeux olympiques de Sotchi. Par contre, la surveillance de l'équipement est une tradition de longue date au ski de fond.

Sauf que dans ce cas-ci, il ne s'agit pas tant de prévenir le sabotage que d'éviter l'espionnage.

«Tout le monde essaie de voir ce que les autres font, de voir quelle préparation (de fartage) ils vont utiliser, souligne Alex Harvey. C'est sûr qu'il y a toujours un technicien qui surveille.

«Par exemple, ce matin, j'ai testé une dizaine de paires de ski à l'entraînement (avec différents fartages), alors il a fallu que quelqu'un reste à côté de l'équipement, a expliqué le fondeur québécois. Pas nécessairement pour empêcher qu'on les sabote — c'est surtout que tous les skis sont pareils et il serait donc facile de 'piquer' les skis et de marquer 'Russie', 'Norvège' ou 'Japon' dessus au lieu de 'Canada'. C'est écrit avec un crayon feutre, donc c'est facile de prendre du défartant et d'effacer ça.

«On veut aussi s'assurer que personne ne retourne nos skis pour voir la base, parce que rien qu'à l'oeil, on peut voir quel fartage a été utilisé», a ajouté Harvey.

«Les recettes de fartage, tout le monde essaie de garder ça secret parce que si une journée donnée, on trouve la recette miracle, il faut garder cet avantage qui permet d'avoir les meilleurs skis.»

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