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Les résidants d'une ville malienne se prononcent publiquement contre l'excision

06/02/2014 04:33 EST | Actualisé 08/04/2014 05:12 EDT

BAMAKO, Mali - Des centaines de résidants d'une ville située près de Bamako, la capitale malienne, se sont rassemblés, jeudi, afin de renoncer publiquement à pratiquer l'excision, une tradition qui touche 89 pour cent des femmes et des filles du Mali.

Cette déclaration publique, la deuxième chapeautée par l'organisation non gouvernementale Tostan dans le pays africain, s'est déroulée à l'occasion de la Journée internationale de l'abandon de l'excision.

Tostan a travaillé avec 7000 communautés dans 8 nations africaines afin de dénoncer cette pratique, qui implique le retrait partiel ou total des organes génitaux externes des fillettes, généralement sans anesthésie.

En plus d'entraîner une perte de plaisir sexuelle, cette intervention peut compliquer les accouchements et causer de l'incontinence urinaire ainsi que d'autres problèmes de santé.

Comme les déclarations publiques demandent la participation de toute la communauté, elles contribuent à réduire la pression sociale qui pourrait faire changer d'idée les mères qui ne souhaitent pas que leurs filles soient excisées, a expliqué la fondatrice de Tostan, Molly Melching.

Selon Mme Melching, l'excision est devenue un critère incontournable dans certaines cultures africaines pour les jeunes femmes qui veulent trouver un bon mari et avoir le respect de leur communauté.

La coordonnatrice de Tostan pour le Mali, Abou Amel Camara, a affirmé que le nombre d'excisions avait diminué dans le pays, mais très lentement. Dans certaines régions, 98 pour cent des filles sont encore excisées.

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