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Les armes chimiques syriennes ne devraient pas polluer la Méditerranée (Athènes)

06/02/2014 01:52 EST | Actualisé 08/04/2014 05:12 EDT

L'opération internationale de destruction de l'arsenal chimique syrien en mer ne devrait pas mettre en danger l'écosystème de la Méditerranée, a assuré jeudi le ministre grec des Affaires étrangères.

"Le respect total de la protection de l'environnement de la Méditerranée est une condition nécessaire à l'évacuation des armes chimiques de Syrie (...)", a déclaré Evangelos Vénizélos au cours d'une conférence sur la politique régionale en Méditerranée.

Il s'est félicité du fait que des initiatives diplomatiques grecques récentes avaient offert "des garanties, institutionnelles et scientifiques, assurant qu'il n'y avait pas de danger pour l'environnement maritime".

Athènes est en "étroite coopération" avec l'ONU et les pays de la région sur cette question et a demandé l'aide de la Commission européenne, a assuré le ministre grec, dont le pays assume la présidence tournante semestrielle de l'Union européenne

"Nous coopérons également étroitement avec les ONG environnementales, qui suivent l'affaire et nous sommes certains que l'environnement méditerranéen ne sera pas touché", a ajouté M. Vénizélos.

Le plan de désarmement de la Syrie approuvé par l'ONU prévoit que l'arsenal chimique syrien soit détruit dans sa totalité au 30 juin 2014, sous peine de sanctions voire même de recours à la force. Il a été adopté à la suite d'un accord russo-américain ayant permis d'éviter des frappes militaires américaines contre la Syrie.

Mais en raison de la poursuite du conflit, la Syrie risque de ne pas respecter cette échéance.

Outre les 700 tonnes d'agents chimiques les plus dangereux qui auraient déjà dû avoir quitté le territoire syrien au 31 décembre, 500 tonnes supplémentaires d'agents chimiques dits de "catégorie 2" auraient dû avoir été évacués mercredi.

Les agents chimiques doivent être évacués à bord de navires militaires danois et norvégiens à destination du port italien de Gioia Tauro, où ils seront transférés sur un navire de la marine américaine spécialement équipé pour procéder à leur destruction.

"Nous avons des garanties que rien ne sera évacué en mer", a dit M. Vénizélos en soulignant que le stade final de l'opération serait réalisé sur la terre ferme "probablement en Allemagne".

M. Vénizélos a estimé qu'il serait préférable que l'opération ait lieu dans l'océan Atlantique, faisant allusion à une proposition du Portugal concernant la zone au large des Açores. Toutefois, il a noté que l'UE n'était pas compétente pour déterminer les lieux de l'opération.

jph/hec/sym

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