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Le Premier ministre nie que la Grèce soit en proie au néonazisme

06/02/2014 05:34 EST | Actualisé 08/04/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre grec Antonis Samaras a nié jeudi à Athènes l'existence de forces néonazies dans son pays, malgré la bonne santé du parti Aube dorée, dont les électeurs, selon lui, veulent surtout "sanctionner" la montée du chômage.

M. Samaras, à la tête d'une coalition droite-socialistes disposant désormais d'une très faible majorité au Parlement, doit naviguer, à quelques semaines des élections locales et européennes, entre la montée du parti de gauche radicale Syriza, crédité d'environ 30% des intentions de vote, et celle du parti d'extrême droite Aube dorée, qui en rassemble environ 10%.

Alors que les idées et les mises en scène publiques d'Aube dorée l'apparentent clairement au néonazisme, M. Samaras, qui participait au colloque "Oser la démocratie", organisé notamment par le Nouvel Observateur à Athènes jeudi et vendredi, a rappelé que la Grèce avait "perdu 10% de sa population (à cause des) nazis" pendant la deuxième guerre mondiale : "il est, en théorie et en pratique, inimaginable et inacceptable qu'il puisse y avoir des forces néonazies en Grèce. Elles n'existent pas", a-t-il insisté.

M. Samaras a plutôt considéré que les personnes qui votent pour de tels partis "veulent sanctionner un taux de chômage qui s'est envolé", ayant atteint 27% de la population active et touchant environ 60% des jeunes, et que leur ressentiment "est parfois nourri par le phénomène de l'immigration illégale".

"Notre pays retrouvera sa voie, celle de la croissance. Nous avons cru en nous-mêmes, à l'Europe, à la démocratie, nous n'avons pas baissé la tête devant le populisme et l'extrémisme", a conclu le Premier ministre dont le pays sort à peine d'une crise sans précédent.

od/bds

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