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Grève dans les mines de platine en Afrique du Sud: négociations au point mort, l'Amcu dément une rupture

06/02/2014 04:54 EST | Actualisé 07/04/2014 05:12 EDT

Les négociations semblent au point mort jeudi après deux semaines de grève dans les mines de platine sud-africaine, mais elles ne sont pas "rompues", selon l'Amcu, le syndicat dominant.

"Les négociations ne sont pas rompues", a affirmé à l'AFP le trésorier de l'Amcu, Jimmy Gama, qui considère qu'il s'agit simplement d'un délai de réflexion. "La CCMA (Commission de conciliation et d'arbitrage) nous a demandé un peu de temps pour pouvoir réfléchir à notre position. Ensuite ils vont rappeler les deux parties pour reprendre les réunions".

Mercredi soir, les trois principaux producteurs de platine mondiaux, Anglo American Platinum (Amplats), Impala Platinum (Implats) et Lonmin, touchés par la grève, avaient annoncé dans un communiqué que les pourparlers avaient été ajournés sine die, "les parties étant incapables de s'entendre sur un accord".

Quelque 80.000 mineurs de la "ceinture de platine" sud-africaine autour de Rustenburg (nord) sont en grève depuis le 23 janvier, à l'appel d'Amcu. Ils réclament un salaire de base de 12.500 rands (830 euros), plus du double du salaire de base actuel, ce que les directions des trois groupes concernés jugent totalement irréaliste.

Les mines, qui affirment que la grève a déjà coûté 266 millions d'euros, ont proposé des augmentations de 7% pendant trois ans.

La "ceinture de platine" sud-africaine, autour de la ville de Rustenburg (nord) fournit 80% de la production mondiale de ce métal. Elle a déjà été secouée en 2012 par une violente vague de grèves, sauvages à l'époque. Le massacre de 34 grévistes en août 2012 par la police sur le site de Lonmin à Marikana a durablement marqué les esprits en Afrique du Sud.

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