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Érik Guay inscrit le 7e temps de la première descente d'entraînement

06/02/2014 03:48 EST | Actualisé 07/04/2014 05:12 EDT

KRASNAÏA POLIANA, Russie - Érik Guay a affiché le septième temps chez les hommes tandis que Marie-Michèle Gagnon n'a pas réussi à se classer parmi les 30 premières chez les femmes, alors qu'ont eu lieu les premières descentes d'entraînement en prévision des épreuves de ski alpin des Jeux olympiques de Sotchi.

Le 19e des 73 skieurs inscrits à prendre le départ du côté masculin, Guay a complété le tracé en deux minutes et 8,66 secondes, à 0,91 seconde de Bode Miller.

L'Américain de 36 ans, qui en est à ses cinquièmes Jeux et a remporté cinq médailles olympiques en carrière, dont trois à Whistler en 2010, a été le plus rapide de la journée en vertu d'un chrono de 2:07,75. Il a devancé le Suisse Patrick Kueng, deuxième avec trois centièmes de seconde d'écart, et l'Autrichien Matthias Mayer, troisième à 0,17 seconde.

Guay a été le meilleur Canadien du jour, alors que Jan Hudec (24e), Benjamin Thomsen (38e) et Manuel Osborne-Paradis (42e) ont affiché des temps à plus de deux secondes du meneur.

Mais plus important encore, son genou, dont l'état l'a amené à ralentir le rythme récemment, a bien résisté à un saut particulièrement éprouvant.

«On l'appelle le trampoline russe, c'est quand on passe sous le téléphérique, même les gens qui suivent moins le ski vont s'en apercevoir, ça tape pas mal fort (à l'atterrissage), a expliqué Guay. Mais mon genou a bien réagi.»

Le skieur de Mont-Tremblant a dit n'avoir rien contre un parcours exigeant comme celui du centre alpin Rosa Khutor.

«C'est un parcours de classe mondiale, c'en est pas un où on se laisse juste glisser, a-t-il expliqué. C'est bien que ce soit exigeant, les meilleurs ressortent généralement mieux sur les parcours les plus difficiles.

«On peut diviser la piste en trois sections, a ajouté Guay. En haut, il y de la neige qui permet d'être combatif, puis au milieu jusqu'aux trois quarts il y a de l'injection, puis c'est de la gadoue printanière à la fin.»

Gagnon, une spécialiste des épreuves techniques qui prendra part au super-combiné féminin composé d'une descente et d'un slalom, lundi, a fini 46e parmi les 56 concurrentes inscrites. Son temps de 1:48,54 l'a laissée à plus de six secondes des skieuses de premier plan. Sa descente a été gâchée par une confusion dans les communications sur piste.

«Je pensais qu'on brandissait le drapeau et qu'on m'arrêtait parce que la skieuse précédente avait chuté, alors je me suis arrêtée avant le saut qu'il y a à la fin, a-t-elle indiqué. C'est dommage, je suis déçue, j'aurais voulu l'essayer pour voir.»

Ce saut a d'ailleurs été jugé dangereux en début de séance, ce qui a amené les organisateurs à reporter l'entraînement après quatre skieuses, le temps d'enlever de la neige.

«Le saut était un petit peu trop haut, ça faisait en sorte que ça tombait mal à l'atterrissage», a fait savoir Gagnon.

Malgré sa mauvaise journée, l'athlète de Lac-Etchemin a continué d'afficher de la confiance en raison de la bonne saison qu'elle connaît jusqu'ici en Coupe du monde.

«Je veux continuer dans la même veine (aux JO), on verra ce que ça donne.»

L'autre Canadienne inscrite, Larisa Yurkiw, a mieux fait avec une 13e place en 1:43,50.

L'Autrichienne Anna Fenninger a été la plus rapide. Celle qui est en quête d'une première médaille olympique après avoir décroché deux titres mondiaux a inscrit un temps de 1:41,73. La Suisse Fraenz Aufdenblatten a inscrit le deuxième temps à 0,21 seconde d'écart, tandis que Julia Mancuso, la tête d'affiche chez les Américaines en l'absence de Lindsey Vonn, a réussi le troisième temps (1:42,11).

Les femmes ont trois autres descentes d'entraînement prévues d'ici le super-combiné de lundi, tandis que les hommes auront droit à deux autres séances, la descente officielle étant prévue dimanche.

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