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Des syndiqués albertains remplacés par des travailleurs étrangers?

06/02/2014 08:17 EST | Actualisé 08/04/2014 05:12 EDT

Le gouvernement fédéral se penchera sur les allégations qu'une entreprise de construction a embauché des travailleurs temporaires étrangers sur le site de la mine Kearl, près de Fort McMurray, en remplacement d'employés syndiqués.

Le Syndicat des travailleurs de l'acier allègue que ses membres ont été remplacés par des travailleurs temporaires croates sous-payés. « Je n'ai jamais entendu quelque chose de ce genre dans notre profession. C'est moralement mauvais », affirme Harry Tostowaryk, un porte-parole de la section albertaine du syndicat.

Un syndiqué, David Bourque, soutient que lui et une soixantaine de ses collègues ont appris leur congédiement mardi. Ce jour-là, il travaillait à la construction d'un convoyeur dans le site de la mine Kearl, près de Fort Murray. « Notre superviseur nous a dit que tous les monteurs d'acier étaient congédiés », affirme-t-il.

Selon Harry Tostowaryk, les employés absents ont été prévenus chez eux.

Interrogés par Radio-Canada, des responsables de deux entités associées à l'entreprise de construction responsable du site ont nié faire travailler des étrangers dans le site de Kearl. Une représentante de l'entreprise a par la suite dit qu'elle ne ferait pas de commentaire sur cette affaire.

Dans un courriel envoyé jeudi à Radio-Canada, une porte-parole du ministre fédéral de l'Emploi, Alexandra Fortier, qualifie ces allégations de « très troublantes ».

« Le ministre a mandaté le ministère pour se pencher sur ce dossier de façon urgente. Notre gouvernement ne tolérera aucun abus du Programme des travailleurs temporaires étrangers », écrit Mme Fortier.

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