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04/02/2014 03:40 EST | Actualisé 05/04/2014 05:12 EDT

Tunisie: un groupe armé toujours assiégé dans une maison en banlieue de Tunis (témoin)

Les forces de sécurité tunisienne continuaient d'assiéger mardi matin un groupe armé dans une maison de Raoued, dans la grande banlieue de Tunis, au lendemain d'échanges de tirs, a indiqué un témoin à l'AFP.

La police encerclait la maison dans laquelle se trouvaient plusieurs hommes armés, accusés par le ministère de l'Intérieur d'être des "terroristes", selon un voisin de cette maison joint par téléphone. Des tirs ont encore été entendus dans la matinée.

La veille dans la soirée, le porte-parole du ministère Mohamed Ali Aroui avait indiqué que "des négociations pour tenter de les capturer vivants" étaient en cours.

L'accès à Raoued était par ailleurs bloqué mardi matin, comme la veille, la police bloquant les accès à une distance de quatre kilomètres de cette localité, selon un photographe de l'AFP.

Des échanges de tirs nourris d'armes automatiques ont opposé lundi à partir de l'après-midi les forces tunisiennes et ces suspects, dans cette banlieue de Tunis située à seulement quelques kilomètres d'une quelques kilomètres d'une longue plage où se trouvent de nombreux hôtels.

Les autorités tunisiennes n'ont dressé aucun bilan de ces affrontements ni apporté de précisions sur les suspects, arguant de la nécessité du secret pour "garantir leur succès" et pour "protéger les unités sécuritaires et militaires sur le terrain".

Des médias tunisiens ont fait état de morts lors de ces affrontements, sans pour autant citer de sources fiables.

Depuis la révolution de début 2011, la Tunisie fait face à l'essor de groupuscules islamistes armés.

Les assassinats des opposants Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi l'an dernier ont ainsi été attribués par les autorités à Ansar Asharia, accusé d'être lié à Al-Qaïda.

Une vingtaine de militaires et de membres des forces de l'ordre ont aussi été tués en 2013 lors d'affrontements ou par des bombes artisanales posées par des jihadistes présumés, en particulier au mont Chaambi, un massif situé à la frontière algérienne où un groupe armé est actif depuis décembre 2012. En octobre dernier, deux attentats suicide ratés ont visé des sites touristiques.

Aucun groupe n'a cependant revendiqué ces violences.

bur-alf/hj

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