VIDEO

Les patineurs de vitesse longue piste ont des objectifs élevés à Sotchi (VIDÉO)

04/02/2014 09:58 EST | Actualisé 06/04/2014 05:12 EDT

SOTCHI, Russie - Si elle ne mise plus sur des vétérans aguerris comme Clara Hugues ou Kristina Groves, l'équipe canadienne de patinage de vitesse longue piste a fixé la barre haute pour ses 17 patineurs, dont les Québécois Mathieu Giroux et Muncef Ouardi, aux Jeux olympiques de Sotchi.

Car bien que l'équipe soit plus jeune — 10 de ses membres en seront à leur première expérience olympique — Patinage de vitesse Canada (PVC) ne considère pas Sotchi comme des jeux de transition.

«Pas du tout, a expliqué Sean Ireland, directeur du programme de longue piste de la fédération nationale. Nous avons de grandes attentes. Nous sommes fiers de notre histoire et nous nous sommes fixés des objectifs en conséquence.

«C'est certain que si nous comparons avec les deux dernières éditions des Jeux, il nous manque des vétérans de très haut niveau, qui étaient pratiquement assurés de repartir avec des médailles. Mais certains des athlètes qui sont présentement avec nous sont des espoirs de médailles. Ça dépendra donc de ces patineurs, qui devront connaître une excellente journée lorsqu'ils seront en piste.»

À Vancouver, l'équipe canadienne avait récolté deux médailles d'or, une d'argent et deux de bronze. Est-ce ce total qu'Ireland a en tête pour ces Jeux?

«J'aime mieux ne pas avancer de chiffre! Je crois que nous avons plusieurs distances sur lesquelles nous avons des espoirs de médailles. Ce que ça donnera à la fin des Jeux, ça reste à voir. Ça pourrait être très peu comme beaucoup!»

Les compétitions s'amorceront le 8 février avec le 5000m chez les hommes, distance sur laquelle l'un des deux Québécois de l'équipe, Mathieu Giroux, sera de la partie.

«Ce n'est pas une distance sur laquelle le Canada est très compétitif au niveau international, a par contre prévenu Giroux. C'est dominé par les Hollandais, les Européens, qui sont dans une classe à part. C'est vraiment pour se mettre dans le bain. Ça m'aidera aussi pour la poursuite, qui est une distance plus d'endurance, comme le 5000 m.»

«Le 15, c'est vraiment ma distance de prédilection, soit le 1500 m, qui respecte davantage mes forces, surtout sur une glace plus lente, comme celle ici. C'est une distance très dure, ça rentre plus dans les jambes et ça aide les gars d'endurance.»

Mais Giroux a des objectifs modestes.

«Cet automne, je n'ai pas obtenu les résultats que j'attendais, surtout lors des Coupes du monde en altitude, qui ne m'avantagent pas, car axées sur la vitesse. J'ai fait un top-8 en 2011. Je pense que je pourrai au moins égaler ça.»

Par contre, à la poursuite, en compagnie de ses compagnons d'armes de Vancouver Lukas Makowsky et Denny Morrison, Giroux s'attend à de grandes choses.

«Nous sommes les champions olympiques et nous voulons vraiment défendre notre titre. Nous avons travaillé sur une nouvelle version de la poussée dans les lignes droites, un peu une poussée version 2.0. Mais malgré tout, nous ne sommes pas encore les favoris. Ce sont plutôt les Hollandais et les Coréens qui le sont, eux qui misent vraiment sur la poursuite maintenant. C'est une épreuve qui n'est disputée que depuis 2006, mais les pays la prennent vraiment plus au sérieux maintenant. Ça va être très compétitif.»

Bien que leur meilleur résultat cette saison ne soit qu'une quatrième place, Ireland croit que le trio est capable de remonter sur le podium.

«Je crois qu'ils sont très capables d'obtenir une meilleure performance avec une bonne exécution. Ces gars sont affamés et veulent répéter leur exploit de Vancouver.»

«Ça enlève un peu de pression (de ne pas être favoris), c'est certain, a ajouté Giroux. Si nous avions remporté les trois Coupes du monde de la saison, ce ne serait pas la même chose. Nous sommes chanceux: les trois membres de l'équipe sont les mêmes qu'en 2010. La plupart des autres équipes compteront sur de nouveaux patineurs.»

En plus des trois patineurs de la poursuite, Anastasia Bucsis, Jamie Gregg, Brittany Schusler et Christine Nesbitt sont les autres patineurs à avoir vécu les JO de Vancouver. Nesbitt et Morrison étaient également à Turin quatre ans auparavant. Nesbitt est montée sur le podium lors des deux derniers Jeux: l'or au 1000 m à Vancouver et l'argent en poursuite à Turin. Elle a connu des ennuis de santé cette saison, mais elle dit se sentir en grande forme depuis son arrivée à Sotchi.

À ses premiers Jeux, Ouardi sera des épreuves de 500 et 1000 m.

INOLTRE SU HUFFPOST

Les plus grands moments du Canada aux Jeux Olympiques d'hiver
Les tenues de l'équipe olympique canadienne