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04/02/2014 07:30 EST | Actualisé 06/04/2014 05:12 EDT

Roumanie: accord avec le FMI après un conflit sur les taxes

La Roumanie et le Fonds monétaire international ont trouvé des solutions pour la poursuite d'un accord conclu en 2013, menacé par un conflit entre le gouvernement et le président autour des taxes sur le carburant, a indiqué le FMI mardi.

"Un accord a été trouvé, le programme reste sur les rails", a déclaré la chef de mission du FMI en Roumanie, Andrea Schaechter.

Le gouvernement de centre gauche a décidé d'introduire une taxe de 7 centimes d'euro sur le litre de carburant à partir d'avril, soit avec trois mois de retard par rapport à son projet initial, en raison de l'opposition du président de centre droit Traian Basescu.

Ce report entraînera un manque à gagner pour le budget public de 0,1% du produit intérieur brut.

Selon Mme Schaechter, les autorités se sont engagées à geler un pourcentage équivalent des dépenses publiques jusqu'à une nouvelle analyse, prévue en juillet.

"Si les recettes sont plus élevées que prévu, aucune nouvelle coupe budgétaire ne sera nécessaire", a-t-elle indiqué, précisant que l'objectif de déficit public pour 2014 est de 2,2%.

"En 2015, les autorités prévoient de poursuivre la politique d'ajustement budgétaire, afin que le déficit structurel soit ramené à 1%", a indiqué le FMI.

Le Fonds a par ailleurs souligné que la Roumanie devrait enregistrer une croissance économique de 2.2% en 2014, l'une des plus élevées en Europe mais inférieure aux 2,8% estimés pour l'année dernière.

"2013 a été l'année de la reprise économique pour la Roumanie, avec l'expansion la plus forte depuis le début de la crise et estimée à avoir dépassé tous les autres pays de l'Union européenne à l'exception de la Lettonie et de la Lituanie", a précisé Mme Schaechter.

Bucarest avait conclu en juillet un nouvel accord de deux ans avec le FMI et l'UE, assorti d'une ligne de crédit de 4 milliards d'euros, que le gouvernement ne compte utiliser qu'en cas de crise majeure.

Cet accord, le troisième depuis 2009, prévoit le maintien sous contrôle du déficit public et l'accélération des réformes, notamment dans les secteurs de l'énergie et des transports.

mr/iw/ros

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