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04/02/2014 06:43 EST | Actualisé 06/04/2014 05:12 EDT

Nucléaire iranien: 6 mois, délai possible pour un accord (ministre suédois)

Un accord global sur le nucléaire entre l'Iran et les grandes puissances est "possible dans un délai très ambitieux de six mois", a estimé mardi à Téhéran le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt.

Téhéran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Allemagne) ont conclu en novembre à Genève un accord intérimaire qui doit laisser le temps de négocier un accord global garantissant la nature pacifique du programme nucléaire iranien, soupçonné par les Occidentaux d'avoir des visées militaires malgré les démentis iraniens.

L'accord intérimaire est entré en vigueur le 20 janvier et les discussions sur un accord final doivent se tenir les 18 et 19 février à Vienne.

"S'il y a de la bonne volonté des deux côtés, un accord est possible dans un délai très ambitieux de six mois", a dit M. Bildt lors d'une conférence de presse avec son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif.

"Ce ne sera pas facile et cela demande une réelle volonté de faire des compromis des deux côtés, mais les bénéfices pour les deux parties sont si clairs que tout le monde devrait se concentrer sur la réussite" de cet accord final, a-t-il ajouté.

Affirmant que la Suède respectait le droit de l'Iran à l'énergie nucléaire civile, M. Bildt a souhaité un accord qui permettrait de parvenir à "une confiance complète de la communauté internationale" sur la nature exclusivement pacifique du programme iranien.

En visite lundi à Berlin, M. Zarif avait affirmé qu'un accord global était possible d'ici fin juillet, alors que l'accord de Genève prévoit un délai de deux fois six mois, soit jusqu'au 20 janvier 2015, pour arriver à un accord global.

Concernant les négociations de Vienne, M. Zarif a précisé mercredi qu'il rencontrerait le 18 février Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne qui négocie au nom des grandes puissances, et le lendemain négociateurs iraniens et représentants du 5+1 poursuivront les discussions.

M. Bildt a également évoqué la question des droits de l'Homme en Iran sur laquelle les deux pays ont selon lui "des perspectives différentes" mais se sont engagés à poursuivre le dialogue "pour voir si nous pouvons avancer".

Selon M. Zarif, le président Hassan Rohani "a fait plusieurs engagements pendant sa campagne et il a l'intention de tenir ses promesses".

Elu en juin 2013 grâce aux camps réformateur et modéré, M. Rohani souhaite une libéralisation politique et culturelle.

Plusieurs personnalités condamnées dans le cadre de la contestation de la réélection présidentielle de 2009 du conservateur Mahmoud Ahmadinejad, dont l'avocate des droits de l'Homme Nasrin Sotoudeh, ont été libérées ces derniers mois.

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