Claude Blanchet: Marois, Legault et Couillard s'affrontent au sujet du «deal»

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PAULINE MAROIS
PC

La scène politique québécoise a été accaparée mardi par une controverse mêlant la commission Charbonneau, le mari de la première ministre, le Fonds de solidarité FTQ et les trois chefs de partis provinciaux. Une controverse qui a poussé Pauline Marois à défendre l'intégrité de son époux.

Lundi, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, avait réclamé des « réponses » à la première ministre Marois concernant un prêt accordé à une entreprise de son mari par le Fonds de solidarité FTQ. Dans un enregistrement diffusé à la commission Charbonneau, l'ex-président de la FTQ, Michel Arsenault, disait vouloir discuter avec Pauline Marois, tout en parlant d'un « deal » passé avec son mari, Claude Blanchet.

Le chef de la CAQ est revenu à la charge mardi, suggérant de convoquer M. Blanchet à une commission parlementaire. « Ça n'a pas de bon sens actuellement ce deal avec la FTQ, le Fonds de solidarité et Claude Blanchet. On doit avoir tout l'éclairage nécessaire avant l'élection », a-t-il dit.

Mardi, la première ministre s'est portée à la défense de son mari, en affirmant que tous les investissements touchant Capital BLF, dont Claude Blanchet était actionnaire, avaient été faits selon les règles de l'art.

« Mon mari est un homme d'affaires intègre. Il est capable de faire des affaires sans moi. Et je peux vous dire que quiconque voudrait utiliser quelqu'un de ma famille ou de mon entourage pour faire pression sur moi, pour me faire changer d'idée, serait rapidement retourné », a-t-elle martelé.

La première ministre affirme en outre qu'elle ne peut pas croire que M. Legault soit « désespéré au point de tronquer la vérité ». Selon elle, François Legault se lance ainsi dans des attaques personnelles qui ne sont pas dignes de quelqu'un voulant occuper la fonction de premier ministre.

À la commission Charbonneau de faire son travail

Avec un appui des libéraux, M. Blanchet aurait pu éventuellement être convoqué en commission parlementaire. Mais, pour Philippe Couillard, il n'est pas question d'emprunter cette voie qui ferait de l'Assemblée nationale « une commission Charbonneau parallèle », selon lui.

« Il y a une commission, la commissaire prendra ses décisions quant à qui elle veut entendre. Laissons la commission suivre son cours, laissons la commissaire faire rapport éventuellement et discuter du cas de M. Blanchet », a-t-il affirmé.

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