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03/02/2014 02:34 EST | Actualisé 05/04/2014 05:12 EDT

Tunisie: échange de tirs nourris entre les forces de l'ordre et un groupe armé

Des échanges de tirs nourris opposaient lundi soir les forces de sécurité tunisiennes à un groupe armé dans la banlieue de Tunis, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

"En ce moment, les unités spéciales de la Garde nationale (gendarmerie) encerclent une maison où est retranché un groupe terroriste" dans la localité de Raoued, a déclaré aux médias le porte-parole du ministère, Mohamed Ali Laroui.

"Il y a un échange de tirs, il y a des négociations pour tenter de les capturer vivants", a-t-il ajouté. Mais "ils ne veulent pas se rendre", a-t-il poursuivi, en estimant le nombre de personnes retranchées à au moins trois.

"Nous essayons de faire en sorte que l'opération réussisse, puis nous donnerons des détails sur l'identité de ces personnes et l'organisation à laquelle elles appartiennent", a-t-il encore dit.

Des tirs nourris pouvaient être entendus dans une courte vidéo diffusée par la télévision publique.

Des témoins interrogés par l'AFP ont dit avoir entendu de nombreux coups de feu et ont fait état de la présence des forces de l'ordre, qui ont bloqué les accès à la localité de Raoued, située à quelques kilomètres d'une longue plage où se trouvent de nombreux hôtels de la banlieue tunisoise.

Le porte-parole de la Garde nationale, Tarek al-Amraoui, a précisé à la télévision nationale que la descente des forces de l'ordre avait eu lieu suite à "des informations sur les activités de ce groupe" qu'il a qualifié de "lourdement armé".

Depuis la révolution de début 2011, la Tunisie fait face à l'essor de groupuscules islamistes armés.

Les assassinats des opposants Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi l'an dernier ont ainsi été attribués par les autorités à Ansar Asharia, accusé d'être lié à Al-Qaïda.

Une vingtaine de militaires et de membres des forces de l'ordre ont aussi été tués en 2013 lors d'affrontements avec des jihadistes présumés. En octobre dernier, deux attentats suicide ratés ont visé des sites touristiques.

Aucun groupe n'a cependant revendiqué ces violences que les autorités tunisiennes attribuent généralement à Ansar Asharia.

bur-iba/alf/cco

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