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03/02/2014 12:08 EST | Actualisé 05/04/2014 05:12 EDT

Nucléaire iranien : Zarif pense un accord global possible d'ici à 6 mois

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a estimé lundi à Berlin qu'un accord global avec les puissances occidentales sur le programme nucléaire iranien était possible d'ici à six mois.

"Le plan d'action négocié à Genève nous donne deux fois six mois (pour arriver à un accord global), et donc c'est au 20 janvier prochain que se situe notre ultimatum", a-t-il expliqué lors d'une présentation devant la Société allemande pour la politique étrangère (DGAP), un "think tank" berlinois.

"Mais je pense que nous pouvons y arriver d'ici au 20 juillet, ce qui correspond au six premiers mois, et je crois que nous devons y arriver", a-t-il ajouté.

Téhéran et le groupe des pays du 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Allemagne) ont conclu en novembre à Genève un accord intérimaire qui doit laisser le temps de négocier un accord global garantissant la nature pacifique du programme nucléaire iranien, soupçonné par les Occidentaux d'avoir des visées militaires.

L'Iran est "non seulement convaincu que des armes nucléaires n'amélioreraient pas (sa) sécurité, mais la simple impression que nous cherchons à en avoir est un danger pour notre sécurité", a poursuivi M. Zarif.

Les négociations doivent reprendre le 18 février à Vienne.

Au cours du week-end, M. Zarif était à la Conférence sur la sécurité de Munich (sud de l'Allemagne), où il a rencontré son homologue américain John Kerry, un évènement rarissime à ce niveau de responsabilités entre deux pays qui n'ont plus de relations diplomatiques formelles depuis 1980.

M. Zarif a, en outre, assuré que son pays "ne débutera jamais une guerre contre quiconque".

"A l'intérieur, nous sommes un pays révolutionnaires, mais au plan régional nous sommes un pays qui favorise le statu quo", a déclaré M. Zarif.

Ces déclarations visent notamment à rassurer la communauté internationale sur les intentions de Téhéran vis-à-vis d'Israël.

M. Zarif avait déjà assuré dimanche soir à la télévision allemande que l'Iran n'avait "rien contre les Juifs et le plus grand respect pour eux à l'intérieur de l'Iran et en dehors".

Il avait aussi qualifié l'Holocauste de "cruelle tragédie funeste qui ne doit plus jamais se reproduire".

hap/fjb/mr

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