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03/02/2014 12:57 EST | Actualisé 05/04/2014 05:12 EDT

L'ONU demande à Khartoum un meilleur accès aux réfugiés sud-soudanais

L'ONU a demandé lundi aux autorités soudanaises d'améliorer l'accès aux réfugiés sud-soudanais ayant fui les violences dans leur pays et dont la situation humanitaire est jugée préoccupante.

L'ONU a exprimé dans un communiqué son inquiétude face à "la détérioration rapide de la situation humanitaire dans les zones où sont arrivés récemment des habitants du Soudan du Sud et auxquelles les agences de l'ONU et le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) ont eu jusqu'à présent un accès limité".

Au Soudan du Sud, les combats entre les forces du président Salva Kiir et celles de l'ancien vice-président devenu chef rebelle Riek Machar ont fait des milliers de morts et plus de 850.000 déplacés depuis mi-décembre.

Jusqu'à 22.200 personnes auraient traversé la frontière vers le Soudan à la date du 27 janvier, a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).

Dans son communiqué, l'ONU propose son soutien aux autorités afin de "fournir aux nouveaux arrivants une protection et une aide humanitaire grandement nécessaire".

Elle appelle "le gouvernement soudanais à faciliter un accès direct et prolongé" aux zones où se trouvent ces réfugiés, alors que les organisations humanitaires ont maintes fois décrié l'accès difficile voire impossible aux déplacés soudanais dans les régions du Darfour, du Kordofan et du Nil Bleu, où des combats opposent des rebelles aux forces de Khartoum.

Aucune aide n'a pu parvenir dans les secteurs tenus par les rebelles dans les Etats du Kordofan-Sud et du Nil Bleu depuis 2011.

Khartoum a par ailleurs suspendu la semaine passée les activités du Comité international de la Croix-Rouge, en l'accusant d'avoir agi hors de son mandat au Soudan.

L'ONU appelle également Khartoum à clarifier ses intentions concernant la circulation et l'aide apportée aux réfugiés.

Des centaines de Sud-Soudanais avaient été bloqués mi-janvier durant plusieurs jours au poste-frontière de Joda, malgré les déclarations du président soudanais Omar el-Béchir affirmant que la frontière était ouverte.

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