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03/02/2014 04:54 EST | Actualisé 05/04/2014 05:12 EDT

Congédiements chez Bixi; le patron Michel Philibert a été mis à la porte

MONTRÉAL - Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, accueille favorablement le congédiement du grand patron de Bixi, Michel Philibert. Il réclame également qu'un élu puisse siéger d'office sur le conseil d'administration de la Société de vélos en libre-service (SVLS).

La SVLS a précisé lundi qu'elle a dû procéder à 10 mises à pied qualifiées de «temporaires», en plus d'abolir deux postes, dont celui du président-directeur général par intérim, M. Philibert.

M. Bergeron accuse pour sa part la SVLS de manquer de transparence. Selon lui, le dernier rapport remis aux élus par Bixi est daté de 2011.

Richard Bergeron déplore ainsi que les élus soient tenus dans le noir quant à la situation de cette entreprise. Impossible de savoir combien d'employés travaillent pour Bixi, s'est également indigné le chef de Projet Montréal, soulignant que la Ville a englouti 50 millions $ dans ce projet.

L'opposition officielle dit maintenant s'inquiéter pour la saison 2014 qui doit prendre son envol dans quelques semaines à peine, ne sachant pas si les personnes remerciées étaient liées au volet international de Bixi ou au service montréalais.

Richard Bergeron ne regrette en rien, toutefois, le départ de Michel Philibert. En point de presse, il s'est dit «bien heureux» de ce congédiement, estimant qu'il est en grande partie responsable des déboires de l'aventure Bixi.

La semaine dernière, M. Philibert a mené une série d'entrevues sur des primes totalisant 220 000 $ versées à plusieurs employés de Bixi et de hauts dirigeants, quelques semaines avant que la société ne se place sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

Cette tempête a forcé la Société de vélo en libre-service à préciser qu'il ne s'agissait pas de bonis, selon elle, mais d'un ajustement des échelles salariales.

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