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02/02/2014 03:41 EST | Actualisé 03/04/2014 05:12 EDT

Thaïlande: quatre tués dans une embuscade dans le sud du pays

Trois soldats et un fonctionnaire ont été tués lors d'une embuscade de rebelles présumés dans l'extrême sud de la Thaïlande, en proie à une insurrection depuis dix ans, alors qu'ils s'apprêtaient à préparer un bureau de vote pour les législatives de ce dimanche.

Ils ont été tués samedi soir tard lorsque leur véhicule a été touché par une bombe dissimulée sur le bord de la route et que des insurgés ont ouvert le feu, selon la police du district de Khok Pho, dans la province de Pattani, l'une des trois du sud sous état d'urgence.

Cinq autres personnes, dont trois soldats, ont été blessées.

Les victimes étaient en route pour mettre en place un bureau de vote pour les législatives sous haute tension de ce dimanche, mais l'attaque ne semblait pas lié à ce scrutin largement perturbé par des manifestants antigouvernement.

"Un responsable adjoint de district a été tué par une bombe et une fusillade alors qu'il menait des soldats pour installer un bureau de vote", a déclaré Puchong Nutrawong, secrétaire général de la commission électorale. "Mais je ne pense pas que l'incident soit lié aux élections", a-t-il ajouté.

Plus de 5.900 personnes, dont une majorité de civils, ont été tuées depuis le début en 2004 de la rébellion séparatiste dans cette région majoritairement musulmane rattachée à la Malaisie jusqu'au début du XXe siècle.

Les insurgés musulmans se rebellent contre ce qu'ils vivent comme une discrimination contre la population d'ethnie malaise et de religion musulmane dans un pays essentiellement bouddhiste.

Les négociations de paix commencée il y a près d'un an entre des rebelles, notamment du Barisan Revolusi Nasional (BRN, Front national révolutionnaire), et les autorités thaïlandaises sont au plus bas.

La crise politique actuelle qui voit depuis trois mois des manifestants réclamer la démission du gouvernement a encore un peu plus compromis ces discussions qui n'ont pas fait reculer les violences.

Selon une source proche des négociations, de nouveaux groupes rebelles pourraient se joindre à la prochaine séance dont la date devrait être annoncée après les législatives.

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