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02/02/2014 11:45 EST | Actualisé 04/04/2014 05:12 EDT

L'opposant ukrainien Boulatov autorisé à se faire soigner à l'étranger

L'opposant ukrainien Dmytro Boulatov, enlevé et torturé pendant une semaine et que les autorités ont voulu poursuivre pour "organisation de troubles massifs", a été autorisé à se rendre à l'étranger pour recevoir des soins médicaux, a indiqué dimanche le parquet général.

Le militant, dont le visage couvert de sang a été montré ces derniers jours sur les écrans de télévision du monde entier, pourrait se rendre en Allemagne, a indiqué de son côté l'un des chefs de l'opposition ukrainienne, Vitali Klitschko.

"Il n'y a aujourd'hui aucun obstacle empêchant qu'il puisse se rendre à l'étranger", a dit Lilia Frolova, procureure générale adjointe.

La décision de le laisser quitter le pays a été prise par le tribunal Chevtchenkivski de Kiev à la demande du parquet, a-t-elle ajouté.

Cette décision a été prise "à la demande de Boulatov, de sa famille, de certains députés et d'institutions internationales", a-t-elle poursuivi.

"Je pense qu'il aura le temps de prendre un avion aujourd'hui", a encore dit la procureure, indiquant que Boulatov.

Selon la télévision Kanal 5, Dmytro Boulatov a quitté l'hôpital où il était soigné. Plusieurs diplomates étrangers se sont rendus à cet hôpital, selon M. Klitschko.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Serguï Bourlakov a indiqué par ailleurs que la procédure entamée pour enlèvement, dans laquelle Boulatov figure comme victime, continuait tout en déclarant ignorer où en est celle où il était considéré comme suspect.

Le récit de Dmytro Boulatov, un militant de l'opposition de 35 ans qui déclare avoir été enlevé le 22 janvier à Kiev et abandonné dans une forêt jeudi 30 après avoir été torturé par des inconnus, a suscité des craintes de répression cachée.

Son cas a choqué en Europe et aux Etats-Unis. Il s'ajoute à d'autres passages à tabac et enlèvements, dont un mortel, survenus pendant la contestation sans précédent qui secoue l'Ukraine depuis la volte-face en novembre du président Viktor Ianoukovitch qui s'est tourné vers la Russie en renonçant à un rapprochement prévu avec l'Union européenne.

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