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02/02/2014 11:55 EST | Actualisé 04/04/2014 05:12 EDT

L'Egypte autorise à interjeter appel des décisions de la justice militaire

L'Egypte autorise désormais à interjeter appel des décisions de la justice militaire, devant laquelle des civils peuvent comparaître, a annoncé dimanche la présidence par intérim.

Alors que la question des procès de civils devant des tribunaux militaires fait débat dans le pays, le président par intérim Adly Mansour a publié un décret créant une juridiction supérieure devant laquelle il est possible de faire appel, indique un communiqué de son bureau.

Les juges militaires peuvent prononcer des sanctions allant jusqu'à la peine de mort à l'encontre de militaires ou de civils qui auraient attaqué des soldats ou dégradé des biens de l'armée, une clause de la Constitution adoptée par référendum mi-janvier jugée liberticide par de nombreuses ONG.

Les défenseurs des droits de l'Homme ont dénoncé la multiplication de ces procès depuis que l'armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi le 3 juillet. En sept mois, des dizaines de ses partisans ont été condamnés par des juges militaires, dont au moins un à la prison à perpétuité, et trois journalistes ont écopé de peines de prison prononcées par des tribunaux militaires.

Selon la campagne "Non aux procès militaires de civils", plus de 12.000 civils avaient comparu devant des tribunaux militaires durant la seule année 2011, lorsque les militaires avaient assuré l'intérim du pouvoir après le départ du Hosni Moubarak après trente ans de pouvoir absolu.

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