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02/02/2014 10:11 EST | Actualisé 04/04/2014 05:12 EDT

La Corée du Nord accepte de discuter de la réunion de familles séparées par la guerre

La Corée du Nord a donné son accord lundi à des négociations sur l'organisation de nouvelles réunions des familles séparées par la guerre, a annoncé le ministère sud-coréen de l'Unification.

Pyongyang est convenu de participer à des négociations ce mercredi dans le village frontalier de Panmunjom, où fut signé l'armistice entre les deux pays en 1953.

"Nous nous félicitons que le Nord ait finalement accepter de discuter des réunions" de familles, a déclaré le porte-parole du ministère, Kim Eui-Do, lors d'un point de presse.

"Compte tenu de l'urgence, nous allons commencer des préparatifs pour permettre ces réunions dès que possible", a-t-il ajouté.

En septembre, Pyongyang avait annulé à la dernière minute des réunions prévues entre membres des familles séparées depuis la guerre de Corée (1950-53), arguant de "l'hostilité" de Séoul.

Il s'agissait des premières retrouvailles organisées depuis trois ans. Sous l'égide de la Croix-Rouge, et depuis 2000, les familles se retrouvent pour quelques jours après des décennies de séparation.

Quelque 17.000 Coréens, du Sud ou du Nord, ont ainsi pu serrer dans leurs bras un enfant, une soeur ou un père perdus de vue. Aucune communication, postale ou téléphonique, n'est autorisée entre les habitants des deux pays.

Au total ce sont des millions de Coréens qui se sont retrouvés de chaque côté de la frontière à l'issue de la guerre. La plupart sont morts sans s'être jamais revus.

Environ 71.000 personnes, dont plus de la moitié ont plus de 80 ans, attendent côté sud-coréen de pouvoir revoir leurs proches.

La semaine dernière, la Corée du Sud a proposé d'organiser ces réunions du 17 au 21 février dans la station de montagne de Kumgang, en Corée du Nord, une échéance maintenant improbable car trop rapprochée après les tergiversations nord-coréennes.

Une centaine de personnes y participerait.

Certains craignent que Pyongyang n'annule au dernier moment comme ce fut le cas en septembre en représailles aux exercices militaires du Sud avec les Etats-Unis prévus fin février.

"Je crains que ces réunions n'aient finalement pas lieu et que (le dirigeant nord-coréen) Kim Jong-Un ne blessent encore une fois les familles séparées", estimait ainsi un expert sud-coréen en sécurité, Kim Kwang-Jin.

Séoul a maintes fois répété ces derniers mois que les manoeuvres, perçues par le Nord comme une répétition d'invasion de son territoire, auraient lieu quoi qu'il arrive.

Ces exercices annuels s'étaient déroulés en 2013 dans un climat de fortes tensions sur la péninsule coréenne avec notamment le survol du territoire sud-coréen de bombardiers américains à capacité nucléaire.

L'armée américaine a fait savoir que les moyens mobilisés seraient plus modestes cette année.

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