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02/02/2014 10:24 EST | Actualisé 04/04/2014 05:12 EDT

Ianoukovitch sera de retour au travail lundi après un bref congé de maladie

KIEV, Ukraine - Le président de l'Ukraine, Viktor Ianoukovitch, sera de retour au travail lundi après un bref congé de maladie, selon un communiqué mis en ligne sur le site Web de son bureau, dimanche.

L'annonce, jeudi, que M. Ianoukovitch devait prendre du repos en raison d'une infection respiratoire aiguë avait semé l'inquiétude au sein de l'opposition, qui craignait que le leader se retire pour mieux se préparer à décréter l'état d'urgence dans le pays aux prises avec une grave crise politique.

Les manifestations ont commencé après que le président eut décidé, à la fin du mois de novembre, de ne pas signer une entente qui aurait renforcé les liens entre l'Ukraine et l'Union européenne. Les revendications des protestataires se sont rapidement élargies pour englober toutes sortes de doléances à la suite de la répression violente de certains rassemblements par la police.

Durant le congé de Viktor Ianoukovitch, une certaine trêve s'est installée entre les deux camps, qui sont demeurés tranquilles. Mais les choses pourraient changer avec le retour du président.

Dimanche, les contestataires qui réclament la démission de M. Ianoukovitch ont organisé leur plus importante manifestation des dernières semaines, environ 30 000 personnes s'étant rassemblées au camp de protestation érigé sur la principale place de Kiev, la capitale ukrainienne.

Les leaders de l'opposition ont pris la parole durant la manifestation afin d'exhorter les participants à aller de l'avant avec leurs demandes. L'un des chefs, Arseni Iatseniouk, a insisté sur l'importance d'obtenir la libération de toutes les personnes arrêtées durant les rassemblements.

Le congé de maladie de M. Ianoukovitch a été annoncé un jour après que le Parlement ukrainien eut voté en faveur d'une amnistie pour la plupart des manifestants arrêtés si leurs camarades consentaient à quitter certains des édifices qu'ils occupent dans la capitale et ailleurs dans l'ancienne république soviétique.

La mesure a été accueillie avec mépris de la part de l'opposition, qui a reproché au gouvernement de prendre des otages afin de s'en servir plus tard pour négocier.

Le Parlement doit se pencher, mardi, sur des réformes constitutionnelles qui enlèveraient certains pouvoirs au président pour les confier au premier ministre.

La semaine dernière, Viktor Ianoukovitch a accepté la démission du premier ministre Mykola Azarov, mais ne l'a toujours pas remplacé.

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