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02/02/2014 10:23 EST | Actualisé 04/04/2014 05:12 EDT

Drame majeur et obscur en Beauce

Radio-Canada

Les enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) sont mobilisés depuis le week-end en Beauce et dans Lotbinière pour faire la lumière sur une affaire sordide qui a toutes les apparences d'un drame familial et ayant coûté la vie à trois personnes. Deux autres personnes ont été grièvement blessées.

Des enquêtes ont été ouvertes sur deux scènes de crimes, séparées par 70 km, et pourtant liées à la même affaire.

Benoît Daigle, 39 ans, et Nancy Samson, 44 ans, ont été retrouvés morts, samedi soir, à Sainte-Croix de Lotbinière. Les victimes gisaient à l'extérieur d'une résidence de la Côte-des-Bouleaux.

Les enquêteurs et les techniciens en identité judiciaire ont passé la nuit sur les lieux. Leur travail les a ensuite conduits chez l'ex-conjoint de Nancy Samson, à Saint-Isidore, en Beauce, où s'est déroulé le reste du drame.

« Les enquêteurs ont demandé aux policiers de l'endroit de faire des vérifications à cette adresse, mais malheureusement, à leur arrivée, il y avait trois personnes inanimées, dont une décédée », a raconté le porte-parole de la SQ, Richard Gagné.

Medora Godin, 13 ans, a été retrouvée morte. Sa sœur, 11 ans, était toujours dans un état critique tôt lundi matin. Les deux adolescentes seraient les deux filles de Nancy Samson.

Un homme de 54 ans, l'ex-conjoint de Mme Samson et principal suspect dans cette affaire, repose également entre la vie et la mort.

Les enquêteurs estiment qu'il pourrait s'agir d'un drame familial.

Consternation à Sainte-Croix

Le maire de Sainte-Croix, Jacques Gauthier, et son épouse, Lucille Noël, affirment tous les deux que Nancy Samson et son conjoint étaient en voie de se séparer, et que Mme Samson pourrait avoir entretenu une relation avec Benoît Daigle.

Le maire et sa conjointe étaient d'ailleurs visiblement ébranlés par les évènements.

« C'est un drame humain épouvantable qu'aucune famille ne devrait vivre, peu importe les situations. Il y a d'autres solutions que ça. Ça ne s'explique pas. Ça ne devrait pas arriver dans des places comme ici, ni ailleurs. Et des enfants payent la note, encore une fois », déplore Mme Noël.