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02/02/2014 04:51 EST | Actualisé 03/04/2014 05:12 EDT

Afrique du Sud: l'opposition libérale a du mal à s'unir

Le principal parti de l'opposition sud-africaine a lancé un ultimatum à Mamphela Ramphele, l'ancienne militante anti-apartheid qu'elle a désignée comme candidate à la présidence, la sommant de rejoindre ses rangs ou de renoncer à leur accord, selon la presse dominicale.

"Elle doit dire si elle est préparée à respecter notre accord ou pas. La balle est dans son camp" a déclaré la chef de la DA (Alliance démocratique), Helen Zille, au Sunday Times. "Si elle ne veut plus, nous agirons en conséquence."

La DA avait publié vendredi un communiqué commun annonçant que Mme Ramphele la rejoindrait lundi lors d'une conférence de presse à Johannesburg dans la perspective des élections générales prévues au deuxième trimestre. Les statuts de la DA stipulent que seuls ses membres peuvent être candidats sous ses couleurs.

Mais Mamphela Ramphele avait rapidement réagi en disant que le communiqué avait été publié sans son accord et qu'elle resterait le leader de son petit parti, Agang SA.

Elle parle dans un message vidéo à ses partisans de "partenariat" avec la DA, quand celle-ci évoque une "intégration" des deux partis.

De nombreux membres d'Agang SA avaient critiqué l'annonce de la candidature de Mme Ramphele sous les couleurs de la DA, car elle n'avait consulté que quelques hauts responsables du parti.

Les porte-parole de la DA et d'Agang SA n'étaient pas joignables dimanche matin.

Mme Ramphele, qui fut la compagne de Steve Biko --une figure mythique du combat contre l'apartheid dans les années 1970, tuée à 31 ans par la police--, est un symbole des opposants noirs à la toute puissance de l'ANC au pouvoir depuis près de vingt ans.

Cette ancienne directrice de la Banque mondiale partage le même credo libéral que la DA, avec qui elle avait été longtemps en discussions avant de fonder Agang SA il y a moins d'un an.

Elle a annoncé son ralliement au principal parti de l'opposition car son petit parti, qui connaît d'importantes difficultés financières, peinait à percer dans les intentions de vote, selon les analystes.

liu/jlb

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