NOUVELLES
01/02/2014 11:43 EST | Actualisé 03/04/2014 05:12 EDT

Syrie: pas de discussions avec les Américains sans excuses de Kerry (Mouallem)

Le chef de la diplomatie syrienne a affirmé samedi que sa délégation à la conférence de paix en Suisse avait rejeté une demande américaine de discussions directes, exigeant auparavant des excuses de son homologue John Kerry pour des propos tenus à Montreux.

"A Montreux, les Américains nous ont demandé de négocier directement avec eux", a déclaré Walid Mouallem dans l'avion qui le ramenait à Damas après dix jours de négociations en Suisse, et dont les propos ont été rapportés par l'agence officielle Sana.

"Mais nous avons refusé tant que John Kerry ne se sera pas excusé pour ce qu'il a dit lors de la conférence", a-t-il ajouté.

Les pourparlers de Genève II avaient commencé le 22 janvier par une grande conférence à laquelle participaient près de 40 pays, dont les Etats-unis qui soutiennent l'opposition et la Russie qui appuie le régime.

Dans son intervention, le secrétaire d'Etat américain avait déclaré que le président Bachar al-Assad ne ferait pas partie d'un gouvernement de transition.

"Il est impossible, inimaginable que cet homme qui a mené une telle violence contre son propre peuple puisse conserver la légitimité pour gouverner", avait-il dit.

M. Mouallem a également critiqué ce qu'il a appelé "la coalition de la soit-disant opposition".

"Si elle n'abandonne pas ses illusions, elle va avoir un choc très rude, car nous sommes un pays doté d'institutions, d'une Constitution, et nous avons un président de la République", a-t-il dit, selon Sana.

Les négociations entre opposition et régime qui se sont tenues durant dix jours en Suisse n'ont abouti à aucun résultat concret. Le régime s'est focalisé sur la question du "terrorisme", le terme qu'il utilise pour désigner les rebelles qui veulent le renverser.

Pour M. Mouallem, c'est une "tâche" pour l'opposition d'avoir refusé de signer une déclaration condamnant le terrorisme.

kam/sah/sk/cbo

PLUS:hp