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01/02/2014 11:24 EST | Actualisé 03/04/2014 05:12 EDT

L'avortement autorisé dans la plupart des pays de l'UE

La majorité des pays de l'Union européenne ont adopté des législations autorisant l'interruption volontaire de grossesse (IVG), mais les lois restent disparates.

En Espagne, des milliers de manifestants ont accueilli samedi à Madrid le "train pour la liberté" pour dénoncer un projet de loi supprimant le droit à l'IVG. Le texte n'autorise l'avortement qu'en cas de danger prouvé pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou après un viol ayant fait l'objet d'une plainte préalable. La malformation foetale n'est plus une raison valable pour avorter.

- Les principaux pays les moins restrictifs -

La majorité des pays membres de l'UE autorisent l'avortement jusqu'à 10 à 12 semaines de grossesse (France, Belgique, Danemark, Finlande, Grèce, Hongrie et Portugal notamment) et jusqu'à 24 semaines aux Pays-Bas ainsi qu'au Royaume-Uni. La Suède l'autorise jusqu'à 18 semaines.

La France a voté le 22 janvier une disposition confortant le droit à l'IVG en supprimant la notion de "détresse" pour une femme ne voulant "pas poursuivre une grossesse".

Parmi les pays de tradition catholique, l'Italie autorise l'IVG jusqu'à trois mois pour raisons médicales ou sociales, raisons suffisamment vagues et larges pour inclure la plupart des cas.

Au Luxembourg, si une nouvelle législation facilite depuis novembre 2012 les conditions d'accès à l'avortement en incluant notamment la situation sociale de la femme enceinte, elle ne va cependant pas dans le sens d'une dépénalisation générale de l'IVG.

- Des pays plus restrictifs -

En Irlande, une nouvelle loi votée en juillet 2013 autorise l'avortement si la poursuite de la grossesse fait courir à la femme un "risque réel et substantiel" pour sa vie qui doit être certifié par les médecins. Elle prévoit qu'en cas de risque de suicide, l'avis unanime d'un obstétricien et de deux psychiatres soit requis.

Le texte a été adopté après le décès très médiatisé en 2012 d'une jeune femme qui s'était vu refuser une interruption de grossesse.

En Pologne, l'avortement n'est permis qu'en cas de viol, d'inceste, de danger pour la vie de la mère ou de malformation irréversible du foetus, jusqu'à douze semaines.

Enfin, l'avortement reste totalement illégal à Malte où, en cas d'infraction, la peine encourue va de 18 mois à trois ans de prison. A Chypre, l'avortement est illégal et ne peut être effectué que si deux médecins certifient que la grossesse présente un risque pour la femme ou l'enfant à naître. Il est toléré en cas de viol et d'inceste.

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