NOUVELLES
01/02/2014 11:23 EST | Actualisé 03/04/2014 05:12 EDT

Deux soldats tués par des mines antipersonnel en Colombie

Deux soldats colombiens ont été tués en marchant sur une mine antipersonnel durant un affrontement avec les Farc, conduisant l'armée à dénoncer à nouveau l'usage de ces armes par la guérilla, a-t-on appris de source militaire.

Les combats avec la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui mène en parallèle des négociations de paix avec les autorités délocalisés à Cuba, ont eu lieu vendredi dans le département de Cordoba, dans le nord du pays.

"La patrouille poursuivait un front de la guérilla des Farc lorsqu'elle est entrée dans un champ miné dans la localité de Tierralta", a indiqué à l'AFP une source militaire qui a requis l'anonymat.

Dans un communiqué, l'armée a dénoncé le recours par la guérilla aux mines antipersonnel, soulignant qu'il s'agissait d'une "violation contre les droits de l'homme et le droit humanitaire international".

Depuis l'an 2000, la Colombie a signé la convention d'Ottawa qui interdit le recours aux mines antipersonnel. A l'origine, le pays devait éradiquer l'ensemble de ces explosifs d'ici 2011, mais ce délai a été reporté à 2021

Depuis 1990, les mines antipersonnel ont fait plus de 2.000 morts et 8.400 blessés, selon les derniers chiffres du gouvernement en Colombie, un pays en proie à un conflit armé interne depuis près d'un demi-siècle avec plusieurs groupes illégaux.

Le gouvernement de Bogota a ouvert avec les Farc des pourparlers de paix depuis novembre 2012 à Cuba, dans l'espoir de résoudre ce conflit qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts et quelque 4,5 millions de déplacés.

Fondées en 1964, dans la foulée d'une insurrection paysanne, les Farc, principale rébellion de Colombie et la plus ancienne d'Amérique latine, comptent encore selon les autorités entre 7.000 et 8.000 combattants, essentiellement repliés dans les régions rurales.

an-pz/bir

PLUS:hp