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31/01/2014 02:55 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

Une bouée de sauvetage pour Football Québec

Football Québec appuie « sans réserve » la création d'un groupe de travail sur les commotions cérébrales dans les activités sportives, annoncée jeudi par la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, Marie Malavoy.

« Seule une structure rigoureuse, bien établie, munie d'un mandat clair et dotée de ressources adéquates pourra gérer ce dossier complexe et répondre aux nombreuses questions demeurées sans réponses à la suite de la diffusion du reportage d'Enquêtes à Radio-Canada », a indiqué le président de la Fédération québécoise de football amateur, Jean M. Poirier.

M. Poirier reconnaît que la fédération n'a pas les moyens d'encadrer les jeunes footballeurs de la province et de veiller à ce qu'ils pratiquent leur sport en toute sécurité.

« Au Québec, il n'y a présentement aucune procédure uniforme pour identifier, diagnostiquer et faire le suivi des situations reliées à des commotions cérébrales, dit le directeur général de la fédération, Jean-Charles Meffe. La gestion des joueurs lors d'un incident et leur retour au jeu après un incident est totalement hors du contrôle de la fédération. »

La fédération a chapeauté plus de 3000 matchs auxquels 600 équipes ont participé en 2013. Elle soutient n'avoir reçu aucun rapport d'incident relié à des commotions cérébrales.

La fédération se défend en invoquant des ressources limitées, car elle compte seulement deux employés et un budget annuel de 750 000 $ pour assumer son mandat. « Football Québec forme les entraîneurs et les officiels, fait la promotion de l'excellence et met en place des règles de sécurité », explique le communiqué de la fédération publié vendredi après-midi.

« En ce qui touche les règles de sécurité et leur application, une fédération sportive comme Football Québec doit pouvoir agir au même titre qu'un ordre professionnel en matière de protection du public, souligne M. Poirier. Cette position a déjà été communiquée au gouvernement en mai 2013 lors d'audiences publiques portant sur la révision de la politique du sport au Québec. »

Douleurs de croissance

La fédération avance que le football est le sport qui a connu la plus importante croissance au Québec au cours des dernières années. « Il a même été identifié par le gouvernement comme un moyen d'aide à la réussite scolaire des garçons », mentionne le communiqué. La fédération estime que la croissance de la popularité du sport a contribué à la multiplication des commotions cérébrales.

« Il faut bien reconnaître que les connaissances scientifiques sur les commotions cérébrales, de même que la prise de conscience du public, ont évolué rapidement, mais que collectivement on ne s'est pas donné les ressources suffisantes pour gérer ce type de risque inhérent au football », déplore M. Poirier.

La fédération estime que la problématique des commotions cérébrales est devenue un enjeu de société et de santé publique. Dépassée par les événements, la fédération accueille l'annonce de la ministre Malavoy à bras ouverts.

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