NOUVELLES
31/01/2014 11:08 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

Syrie: pas de résultats tangibles à Genève II, incertitude sur la prochaine session (ministre syrien)

Walid Mouallem, le ministre syrien des Affaires étrangères, a estimé ne pas avoir obtenu "de résultats tangibles" au cours de la semaine de négociations à Genève avec l'opposition et a dit attendre des instructions de Damas pour savoir s'il reviendrait pour une seconde session.

"Nous avons demandé des instructions pour savoir si nous retournerons à Genève", a déclaré le ministre, s'exprimant après l'émissaire de l'ONU Lakhdar Brahimi et le porte-parole de l'opposition. Cette dernière a accepté de revenir à Genève le 10 février pour un second round.

"Le président Bachar al-Assad lira d'abord notre rapport, il discutera avec nous et le gouvernement et ensuite nous prendrons la décision", a affirmé le ministre, interrogé à plusieurs reprises sur la suite du processus.

"Je suis au regret de vous dire que nous n'avons pas atteint de résultats tangibles durant cette semaine de dialogue", a-t-il déclaré à la presse. Il a mis en cause le "manque de responsabilité et de sérieux" des dirigeants de l'opposition et "leur volonté de faire imploser la conférence, comme si nous venions là pour une heure et tout leur céder", dénonçant "les illusions dans lesquelles ils vivent".

"J'ai dit à Montreux que personne ne peut remplacer la direction syrienne", a rappelé M. Mouallem en référence au président Bachar al-Assad.

Il s'en est pris à plusieurs reprises à la délégation de l'opposition: "nous devons connaître l'identité de l'autre partie, sont-ils ou non Syriens?". "Malheureusement nous avons constaté le grand écart entre eux et ce qui se passe sur le terrain en Syrie (...) bien sûr quand vous séjournez dans des hôtels cinq étoiles à l'étranger vous avez un certain détachement , qu'ils aillent dans la vieille ville de Homs et nous verrons ce qui leur arrivera", a affirmé le chef de la diplomatie syrienne.

Il se référait au quartier de la vieille ville de Homs (centre de la Syrie), assiégé par les forces du régime depuis plus de 600 jours et pour lequel un accord n'a pas été trouvé à Genève soit pour un ravitaillement humanitaire comme le demandait l'opposition soit pour une évacuation des femmes et des enfants comme l'a proposé le gouvernement.

Le ministre a aussi contesté la composition de la délégation de l'opposition. Il a souhaité "un dialogue élargi" à d'autres représentants syriens.

nl-pjt/plh/ih

PLUS:hp