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31/01/2014 05:21 EST | Actualisé 31/01/2014 06:58 EST

Le skieur Jan Hudec envisagerait d'écrire une autobiographie

ASSOCIATED PRESS
Canada's Jan Hudec celebrates his second place after completing an alpine ski, men's World Cup super-G, in Crans Montana, Switzerland, Friday, Feb. 24, 2012. (AP Photo/Alessandro Trovati)

Le skieur canadien Jan Hudec évalue la possibilité d'écrire un livre sur sa vie.

Il ne sait seulement pas par où commencer.

Il y a certainement plusieurs avenues à explorer pour l'athlète de 32 ans s'il décide de se mettre à la tâche. Il pourrait aborder le parcours particulier de sa famille au Canada alors qu'il était jeune. Il y a aussi plusieurs histoires à raconter sur sa carrière de 15 ans au sein de l'équipe nationale de ski alpin.

Peut-être insistera-t-il sur les expériences vécues dans les deux dernières années, alors qu'il est devenu propriétaire d'une entreprise, lui qui a des enfants et qui doit composer avec ses responsabilités en tant que skieur. Son parcours a été gratifiant et difficile à la fois.

«Ça m'est arrivé à quelques reprises de revenir du boulot à pied à 2h du matin, s'est-il rappelé. Je partageais mon repas avec les sans-abris. Ils me voyaient en complet, mais j'étais littéralement à ça d'être dans la même situation qu'eux.

«Je réfléchissais à ma vie durant ma marche de 30 minutes jusqu'à la maison.»

À l'époque, Hudec tentait de mettre sur pied une entreprise d'optométrie pour assurer son après-carrière sportive. Il avait un concept en tête et quelques contacts dans l'industrie. Quand l'occasion s'est présentée, il a sauté à pieds joints dans l'aventure.

«Ça s'harmonise avec mon style de vie, ma carrière et les endroits que j'ai visités, a-t-il dit. J'étais intéressé par la mode et le style.»

Hudec est maintenant propriétaire d'une clinique au centre-ville de Calgary, le fruit d'un défi qu'il a relevé en 2012. Il a connu des temps plus difficiles, notamment lorsqu'il se préparait pour des compétitions d'envergure.

«Je participe à des courses en Europe — comme à Langen, Kitzbühel et lors des championnats du monde — les trois plus importantes courses de l'année et je reçois des appels de contracteurs à 2h du matin, a-t-il expliqué. C'est complètement fou. Ç'a été une période d'apprentissage. C'était définitivement une distraction.

«Mais à la fin, les leçons que j'ai tirées de cette expérience font en sorte que que je peux m'occuper de l'entreprise sans répéter les mêmes erreurs.»

Hudec est aussi occupé à s'entraîner sur les circuits de la Coupe du monde en vue des Jeux de Sotchi. Il tente également de consacrer le plus de temps possible à son fils de sept ans, Oakland.

Quelques fois, il semble qu'il n'y a pas assez d'heures en une journée.

«Je n'ai plus d'amis maintenant, a blagué Hudec. Tout le monde croit que je suis disparu de la surface de la Terre. Je n'ai pas appelé mes amis depuis... ouf. J'appelle les gens lorsque j'ai besoin d'aide avec l'entreprise ou avec autre chose.

«Il y a quelques amis qui pensent probablement que je ne veux plus leur parler, mais j'espère être capable de rétablir les ponts dans les prochaines années.»

Même si son mode de vie est un feu roulant, les performances de Hudec n'ont pas été affectées.

Il a récemment remporté la médaille d'argent lors du super-G de Val Gardena, en Italie. Il a terminé dans le top-10 en quatre occasions jusqu'ici cette saison. Hudec et ses coéquipiers Érik Guay et Manuel Osborne-Paradis mèneront l'équipe masculine de ski alpin à Sotchi.

«L'histoire de Jan est vraiment unique, a commenté son coéquipier Brad Spence. Il a un talent incroyable, mais il est également un des athlètes les plus forts mentalement que je connaisse.

«Il peut faire face à l'adversité et revenir en force peu après.»

Hudec est né à Sumperk, en République Tchèque, en 1981 et il a passé quelques années sur les pentes d'Europe dans sa jeunesse. Sa famille demeurait en Allemagne et elle faisait le trajet jusqu'en Autriche à toutes les fins de semaine pour aller skier. Les parents de Hudec aimaient définitivement le sport: sa mère Vladi était une skieuse de fond et son père Jan faisait de la descente.

Il a souvent été affecté par les blessures au cours de sa carrière. Il a notamment dû subir six opérations au genou droit et une au genou gauche.

Hudec, qui mesure six pieds et pèse 205 livres, se sent bien cette saison, même s'il soigne une blessure au dos. Il croit que les épreuves l'ont rendu plus tenace et plus concentré, autant sur les pentes que dans la vie.

Il se sent aussi plus fort mentalement et physiquement et il a appris à mieux s'entraîner. Il attribue à la préparation, à la foi et à la persévérance ses succès et sa longévité sur le circuit.

Hudec a participé à ses premiers Jeux olympiques à Vancouver en 2010, où il a pris le 23e rang en super-G et le 25e en descente.

Le vétéran skieur affirme qu'il est excité de pouvoir retourner aux Olympiques. Cette nouvelle expérience pourrait d'ailleurs lui fournir plus de matériel pour un futur livre.

«On dirait que tout continue à s'enchaîner, donc ça devrait prendre un ou deux ans, a-t-il analysé. Peut-être après les Olympiques. Ça pourrait être la cerise sur le sundae, qui sait?»

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